mercredi 2 avril 2025

ALAÏA LE SOUFFLE DE L’ÉVIDENCE

Dans l’ombre des ateliers, souvent palpite un secret, un murmure de « soie », parfois une caresse de drapés, la maison Alaïa devient le temple des courbes et des lignes épurées, sous l’aiguille experte de Mulier. Avec l’éclat du Guggenheim, après l’onde d’été, Pieter Mulier revient dans la grosse pomme, pour sculpter l’étoffe. Il nous livre un rêve cousu de rigueur et de grâce, une symphonie d’épure, un souffle d’évidence.

Les silhouettes glissent, et la lumière du plafond transparent, laissant apparaitre le haut des buildings, donne à la présentation la pureté et la splendeur du souvenir ineffable et exaltant du passé, où l’avenir s’étreint avec celui-ci. La créativité ne meurt jamais, et sous la quiétude des formes, une tempête de savoir-faire ; les doigts des artisans tissent l’invisible et redessinent l’espace, en effleurant l’absolu.

Pourtant, une rumeur s’élève, fragile et perçante, comme s’il était prêt à rompre. Mulier quitterait la maison dans laquelle son âme se déploie, et irait s’effacer, juste au moment où son empreinte commençait à s’ancrer sur les plages de L’Armorique, où balance les sagas.

jeudi 27 mars 2025

LE MINI DUFFLE UN BUZZ

Le sac "Tonneau" est un classique de la maroquinerie, et une pièce emblématique qui séduit par sa forme allongée et cylindrique. Son design est à la fois chic et pratique, ce qui en fait un accessoire convoité par les amateurs de mode et les grandes maisons de luxe.

Son origine, et tout d'abord sa forme, sont inspirés des tonneaux comme son nom l'indique, mais aussi pour le transport des outils des ouvriers plombiers. Cette silhouette tubulaire a été adoptée par les maroquiniers dès le début du XXe siècle, notamment pour créer des sacs de voyage fonctionnels. L’un des modèles les plus célèbres est le LV, lancé dans les années 1930 qui est devenu un incontournable de la maison, mais en réalité, il est plus vieux que cela.

Guillaume Larquemain est un designer formé à l’École Boule à Paris, une vraie référence en art et en design. Son expertise est gravée dans le marbre. En 2022, il crée sa propre marque, et avec son expérience en direction artistique et en scénographie, il développe un univers marqué par l’innovation et le savoir-faire français.

mardi 25 mars 2025

LE TALENT SACRIFIÉ SUR L'AUTEL DES USURPATEURS

C'est le paradoxe de ce monde ! On célèbre un Jacquemus au Louvre qui n'est pas couturier, et de surcroit nul en dessin, pendant qu’un véritable maître d’art, le seul de la couture d'ailleurs, reste dans les caves de Philippe Auguste. C’est le triomphe du storytelling sur le savoir-faire, du buzz sur l’excellence. Sorbier plisse, brode, peint à la main, tandis que Jacquemus vend du minimalisme en format Instagram-ready. On choisit la hype au détriment de l’héritage… Cela me révulse de voir cette superficialité prendre le pas sur l’artisanat ?

Mettre le doigt sur une réalité cruelle me vaudra certainement des quolibets : le talent authentique et l’artisanat d’excellence sont souvent éclipsés par le bruit médiatique de quelques humains de contrefaçon adepte de marketing pour faire oublier leur véritable incompétence.

Ceux qui créent avec leurs mains, leur passion et leur savoir-faire disparaissent peu à peu, tandis que les opportunistes prospèrent en surfant sur des tendances éphémères, parfois volant les autres qui eux ne savent pas communiquer, trop absorbés par leur artisanat minutieux et leur passion.

lundi 24 mars 2025

LETTRE OUVERTE A DONALD ET SON POTE MICKEY

Les États-Unis aiment se targuer d’être des innovateurs, mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit que l’Europe est à l’origine de bien des inventions. En réalité, avant d’innover, ils commencent par « emprunter » disons-le gentiment, ce que le vieux continent a déjà conçu. La liste est longue, et bien que non exhaustive, elle reste impressionnante : de la voiture à l’ordinateur, en passant par le cinéma et même le fast-food (eh oui, le concept vient des tavernes européennes !). Leur génie : populariser, parfois améliorer, mais surtout faire croire que tout vient de chez eux qui là est un art en soi, et c’est aussi une question de marketing… Et là, il faut bien leur reconnaître un certain talent !

Sciences & Technologies
Télévision : La première télévision mécanique a été développée par l’Écossais John Logie Baird en 1926.

Cinéma : Les frères Lumière ont inventé le cinématographe en France en 1895, inspirant Hollywood.

Automobile : Karl Benz (Allemagne) a inventé la première voiture à moteur en 1885, avant que Ford ne démocratise la production de masse.

vendredi 21 mars 2025

LE LUXE ET SES COLLABORATIONS ABSURDES

Il fut un temps où le directeur artistique d’une grande maison incarnait une vision, un style, un savoir-faire… Aujourd’hui, il semble qu’il suffise d’avoir un bon réseau et une paire de lunettes de soleil « oversized » pour décrocher un poste chez le seigneur. Pharrell Williams, musicien talentueux (condamné pour le plagiat d’un titre de Marvin Gaye « Blurred Lines »), designer de mode, discutable de circonstance, et grand influenceur maison, pousse le concept de la collaboration jusqu’à son paroxysme.

Louis Vuitton, Tiffany & Co., quel sera le prochain ? Une collection capsule chez Dior avec un logo brodé en perles de rap US où il aurait rencontré la déesse de l’Amour Vénus, une perle ; les éduqués comprendront. Peut-être une ligne de montres chez TAG Heuer où chaque cadran afficherait « Happy » à midi ou enfin une valise Rimowa pour partir tout simplement ?

jeudi 20 mars 2025

TAXES MÊME LES BILLIONNAIRES VONT PLEURER

Ce mardi, la Maison Blanche a dégainé ses annonces douanières qui n’ont surpris personne. Ainsi, les marchés ont sursauté comme un chat découvrant son reflet, et les industriels du textile, de la chaussure et du vin ont vu leurs espadrilles s’embraser spontanément comme les batteries chinoises.

Désormais, un « Jean » cousu à Tijuana coûtera plus cher qu’un sac à main en croco brodé par des moines tibétains de Dior. Les baskets fabriquées au Canada, vous savez, ce pays lointain et exotique, seront taxées comme des artefacts précieux du XVIIIe siècle. Et si vos chaussettes viennent de Chine ? Eh bien, félicitations, elles entrent dans la catégorie des produits de luxe, juste entre le caviar et les yachts et le Don Pe du Seigneur.

Un libre-échange ? Ha ! Quel doux souvenir du passé, comme les cabines téléphoniques ou quand le bon sens économique primait. Même « L’American Apparel and Footwear Association « s’étranglent devant ces taxes qui transforment la coopération commerciale en un combat de sumo sous stéroïdes. Qui aurait cru que la mondialisation allait un jour se prendre les pieds dans un droit de douane mal placé ?

samedi 15 mars 2025

TROIS CLOWNS POUR UN MONDE EN FEU

Dans le grand cirque mondial, trois artistes tiennent le chapiteau d’une main de fer, chacun rivalisant de pitreries et d’abus de pouvoir. Observateurs superficiels de poncifs démodés de narration commune et dépourvus de caractéristiques, avec des notes ordurières et exacerbées en pente abrupte à des saletés si basses que parfois, on se croirait dans une maison blanche d’un recueil scatologique.

D’abord, le petit voyou de Saint-Pétersbourg, souche originelle de la connerie, propulsé par un concours de circonstances à la tête de son État. Et par peur panique de perdre son trône, il a réécrit les règles du jeu pour s’assurer un règne jusqu’en 2036, transformant ainsi la démocratie en spectacle de marionnettes où il tient toutes les ficelles de vieux Tampax déjà utilisés. Gare à celui qui voudrait couper son cordon : il risque de finir en cellule ou en exil, avec un mystérieux thé radioactif comme dernier toast.

jeudi 13 mars 2025

MIU MIU DU VINTAGE TOUT NEUF

Miu Miu, un moment peu attendu pour imaginer la version de la femme en déguisement pour les « Uta de Ballenstedt » disparues depuis longtemps. Cependant, Miuccia va-t-elle nous servir ? Le premier rang était tartiné d’une joyeuse kermesse, allant d’une cow-girl en maillot de bain, une armée d’écolières en jupes plissées prêtes pour leur premier cours de récréation Manga.

Mais, cette saison, la femme rétro est de retour, cheveux « brushés » façon salon Manniatis, broches de mamie et soutiens-gorge à armatures sculptant la silhouette comme si les années 1950 étaient le nouveau cool de la série Madmen. Retour du bon vieux soutien-gorge conique, icône de la féminité exacerbée, relancé dans les années 80 par Madonna et « Jean Paul Gaulé » déjà copié à Elsa Schiaparelli et aujourd’hui par des Milléniums fascinés par tout ce qui précède leur naissance. Rien ne va plus comme avant ! Comme après non plus.

lundi 10 mars 2025

BALENCIAGA INSTINCT STANDARD

Demna in pointy high heels with a denim pencil skirt and a tight white shirt accented by a corset that laced up the back. A maze of tall black curtains sheltering tightly packed rows of chairs, blacker than Donald Trump’s brain.Aside from the low-tech, fluffy shoes and a few skimpy spandex “bathrobes,” this collection saw Demna treading water with his familiar sartorial archetypes across streetwear, tailoring, and special-occasion wear, albeit with more controlled volumes.

The designer called his collection “Standard,” so the Standard-branded T-shirts were crudely cut into the kind of barely-there gym tops bodybuilders wear.

On the other side, a hoodie was extended into a flared monastic dress, a silhouette echoed in a series of wool and faux fur coats with face-framing collars and futuristic vibes. A white double-face cashmere coat with an integrated scarf collar evokes the understated luxury that Demna usually rebels against.

vendredi 7 mars 2025

LA MODE TRAHIE PAR LES CHIENS

Un monde géopolitique en plein chaos multipolaire où les règles d’autrefois établies sont de plus en plus contestées, voire bafouées. L’affaiblissement des institutions internationales, notamment l’O.N.U. et l’érosion des valeurs, qui structuraient les relations entre États, ont laissé place à une ère de rapports de force bruts, où la loi du plus fort semble prévaloir.

Regarder, par analogie, les grandes maisons de couture, auparavant, gardiennes du bon goût et des codes établis, perdent leur influence. Les tendances s’entrechoquent sans logique, les créateurs se copient sans scrupules, et les podiums deviennent une cacophonie de styles où plus rien ne semble structuré. La haute couture en déclin : prestigieuse sur le papier, mais dépassée par une nouvelle vague, où les oligarques de la mode imposent leur loi, pour le profit de quelques-uns qui pensent que c’est en lisant qu’on devient liseron.

Autrefois, l’ordre, sous l’égide du grand Jacques, fonctionnait comme une collection bien pensée, avec des règles précises. Mais le patchwork incohérent du plus mauvais économiste de France, où l’anarchie règne, et où même les règles sont remises en question, même « l’abus du lit n’est plus un travers sain ».

mercredi 5 mars 2025

IFM DES GÉNIES SANS GÉNIE

Le grand cirque textile où l’important n’est plus de s’habiller, mais de se déguiser démarre par l’IFM ou l’Art de Fabriquer des Génies Sans Génie. Autrefois, les écoles de mode formaient des couturiers. Aujourd’hui, elles fabriquent des "masterisés" ; des élèves bien diplômés, pas inintelligents certes, mais sans intelligence. Et à la tête de cette grande uniformisation, trône fièrement l’IFM (Institut Français de la Mode), le Marrant et l'homme de Tolède. Ils ont transformé cette usine à créateurs standardisés après avoir absorbé les prestigieuses écoles de la haute couture française.

Fini le temps où les mains cousaient avant que la tête ne théorise. Désormais, on disserte longuement sur le sens profond d’une manche asymétrique avant même d’avoir appris à coudre un bouton. On enseigne la mode comme un exercice intellectuel, une gymnastique conceptuelle où l’on s’extasie devant une veste sans manches ni trous pour les bras, parce que, voyez-vous, c’est disruptif.

Chaque saison, elle nous pond des génies autoproclamés, diplômés en concept farfelu et en couture de l’impossible. Des vêtements qu’on ne peut ni enfiler sans assistance, mais enfiler reste un mot que l'on aime bien dans ce métier. Imaginez-vous, vêtu d’un manteau gonflable de trois mètres de large, coincé entre la porte automatique du RER B et une mamie qui ne comprend pas si vous êtes un passager ou une installation d’art contemporain.

mardi 4 mars 2025

THIMOTHÉE APRÈS LA CRÈME LE BEURRE

Timothée Chalamet ou le syndrome du canari amoureux ? C’était dimanche soir, sur le tapis rouge des Oscars 2025, le plus américain des français a osé la teinte la plus risquée du spectre vestimentaire : un jaune éclatant entre le poussin de Pâques, le cocu à la Montespan ou la Fiat 500, couleur « post-it » oublié au fond d’un sac.

Un choix audacieux, car porter du jaune, c’est toujours une déclaration. Et dans le cas de Timothée, la déclaration semble être : « Je suis l’homme de personne, mais le canari de tout le monde. » Coïncidence ou stratégie chromatique bien pensée, ce jaune couleur beurre de Bretagne était salé, et arrive pile au moment où sa relation avec Kylie Jenner alimente les rumeurs les plus folles. Un jaune « cocu » ? Certains diront que le doute est permis. Mais, après tout, en amour, comme en mode, il vaut mieux prévenir que guérir…

D’aucuns prétendront que ce look s’inspire du poussin chic, une montre emblématique pour femme de Cartier : la Baignoire, lancée au début des années 1910. Mais, soyons honnêtes : il faut un courage absolu pour affronter les flashs des photographes en total look couleur « stabilo ». Et si Timothée a décidé d’être ce phare dans la nuit hollywoodienne, qui sommes-nous pour juger ?

vendredi 28 février 2025

DSQUARED 2


Trente ans de création, et les frères Caten avancent toujours à la manière d’une cavalerie romaine… en retard, mais avec panache ! Mardi soir, leur show était aussi extravagant que la crinière de lionne de Naomi Campbell, 54 ans, un mix improbable entre les boucles sauvages de Tina Turner et les jambes interminables d’Adriana Karembeu, le tout saupoudré d’un brin de Cher dans sa période disco ébouriffée.

jeudi 27 février 2025

GUCCI À TOMBEAU OUVERT

Gucci en mode intérim ou l’art de faire patienter en attendant (désespérément) un nouveau directeur artistique ? Un show monté à la hâte, moins d’un mois après le départ précipité de Sabato de Sarno, qui lui-même n’avait tenu que deux petites années avant de voir les chiffres plonger plus vite qu’un sac en béton du seigneur dans » l’Arno. » (les cultivés apprécieront).

Car oui, les résultats sont catastrophiques, mais chez Kering, on se rassure avec des miettes, parce que le Prince de Venise, en CEO stoïque, promet que « Gucci reviendra » comme la « Fièvre du Samedi Soir » où les vestiaires improbables qu’on pensait disparus à jamais.

Mardi, les attachées de peste se sont lancées dans un grand numéro de prestidigitation stylistique : un patchwork improbable allant des sixties aux « nineties », du minimalisme, façon Tom Ford, à l’extravagance baroque d’Alessandro Michele. On aurait presque pu y voir une touche de cohérence… si tout cela ne ressemblait pas à un grand ménage de placards fait à la va-vite.

Les mannequins ont défilé en échangeant leurs « G », qui n’était pas un point, comme pour signifier qu’il fallait bien s’occuper en attendant un vrai concept, pour jouir enfin ! Entre la subversion et l’hésitation, une nuisette en dentelle sous un manteau strict, des couleurs un peu trop discordantes pour être audacieuses, et un étrange équilibre entre bon et mauvais goût (avec un léger penchant pour le second).

mercredi 26 février 2025

MAKE BRITAIN GREAT AGAIN


Les éclats chromatiques des étoffes et les broderies florales des saisons cèderont la place à une armée de trench-coats sophistiqués et de manteaux d’officier revisités. L’histoire était dans les capes de pluie, aux capuches bordées de fourrure et d’écharpes imposantes à franges effilées. Une palette chromatique qui s’impose allant du brun profond au vert anglais et bordeaux intense s’entrelaçant dans un récit stylistique aux accents terreux et racés et d’un bleu roi, que nous appellerons le bleu Charles III, bien sûr.

Des vêtements nichés sous une imposante armure hivernale respirent la fonctionnalité. Des pièces pensées pour réchauffer sans artifice, où la coupe prime pour naviguer dans la bibliothèque Bodléienne.

mardi 25 février 2025

ENTRE BAROQUE ET MINIMALISME

C’est officiel : Prada voudrait mettre la main sur Versace ! Un mariage de "Badasse" qui ferait trembler les podiums à venir… Et probablement, au seul nom d'acquisition, le seigneur doit observer tout cela en dégustant un espresso non-ristretto, hors de prix sur son yacht de 300 mètres, regardant le clapotis que cela peut engendrer sur un bâtiment si grand.

D’après une source non autorisée, Prada fouille actuellement les tiroirs de Versace, sûrement à la recherche d’un héritage caché en imprimé léopard ou d’un collier doré XXL qui aurait échappé à la vigilance des douanes. Pour l’instant, rien n’est signé, et on imagine bien Donatella Versace, lunettes noires vissées sur le nez, en train de peser le "pourpre et le comte".

Le dilemme est simple : Prada, chic et sobre, pourrait-elle vraiment cohabiter avec l’exubérance dorée et baroque de Versace ? C’est un peu comme si un gentleman en costume trois pièces essayait de danser sur une table avec des stilettos en strass pour "V. Domino". Possible ? Peut-être. Risqué ? Assurément.

lundi 24 février 2025

HERMÈS LE RETOUR

Pour cette Saint-Valentin, j’ai décidé de redécouvrir la boutique Hermès, un lieu que je n’avais pas foulé depuis un incident qui m’avait laissé un goût amer. Il y a quelques années, une personne de la communication de la marque m’avait laissé des messages insultants sur mon répondeur, une déception profonde pour moi, d’autant plus que ma rancune, tenace comme celle de tous les Scorpions, ne s’efface pas facilement. Je sais que ce n’est pas une qualité enviable, mais c’est ainsi. Ayant laissé donc le dieu Vidar de la mythologie nordique, je gare mon vélo au coin du Faubourg.

Dès mon entrée, l’expérience fut tout autre, je suis pris en charge immédiatement. J’ai d’abord été frappé par l’élégance du lieu, où l’Art déco dialogue avec une modernité maîtrisée. Les lignes architecturales, rigoureuses et équilibrées, rappellent l’âge d’or du design tout en laissant place à une fluidité contemporaine. Sous la lumière subtilement tamisée, le cuir, le bois précieux et les touches de laque se répondent avec une sobriété raffinée.

L’équipe, quant à elle, était d’une attention sincère et bienveillante, loin de l’image que je m’étais forgé par le passé, à cause d’une « Aérée du cortex », qui ne savait même pas raccrocher son téléphone correctement. L’accueil fut à la hauteur du prestige de la maison, et l’atmosphère feutrée, presque intimiste, rendait l’expérience encore plus agréable. Il est fascinant de voir à quel point le service et le soin apportés aux détails peuvent transformer une perception, et surtout vous aider à dépenser 1 000 euros sans vous en apercevoir.

mercredi 19 février 2025

FORMULE LVMH

LVMH met les gaz et appuie sur l'accélérateur dans la Formule 1 : ainsi, le luxe, le champagne et le Dieu Chronos seront au rendez-vous en 2025. Après avoir habillé les Jeux Olympiques de Paris de ses plus belles étoffes, LVMH passe la vitesse supérieure en s’offrant un ticket sur la grille de départ, mais sans "chou marreur", un légume pas assez chic.

Le géant du luxe a signé un partenariat mondial de dix ans pour un montant légèrement inférieur à 100 millions de dollars. Une somme modeste pour le N°1 du luxe, le seigneur des Arnault. Trois marques phares du groupe joueront les copilotes de ces grands prix de prestige : TAG Heuer, pour s’assurer que les chronos soient aussi précis que la découpe du groupe Boussac, Moët & Chandon, pour des podiums aussi pétillants qu'un Nabuchodonosor roi de Babylone, grand bâtisseur et conquérant impitoyable, cela a du sens, et la marque Louis Vuitton, sans doute pour emballer les trophées dans des malles plus luxueuses que les voitures sur les parkings ne pourront pas emporter, car dans une Ferrari, il n'y a pas de coffre.

La F1 a rajeuni tel son image, mais pas vraiment avec plus de féminité, et pourtant, en son temps, Michel Mouton battait aisément les hommes. Champagne sur la ligne d’arrivée et bimbos de luxe avec une montre suisse au poignet et bagages de luxe dans le paddock : la F1 n’a jamais été aussi chic. Reste à savoir si les pilotes échangeront leurs casques contre des blousons Vuitton, à la Pharrell Williams, à suivre...

FM

mardi 18 février 2025

AIR FRANCE 90 ANS D’ÉLÉGANCE


Toulouse, ville de l’aviation, accueille une exposition qui va ravir les passionnés et les nostalgiques des voyages où l’on servait encore du foie gras en classe économique. À partir de ce 12 février, le musée « l’Envol des Pionniers » ouvre ses portes sur l’histoire d’Air France ; cette compagnie légendaire qui a fait voyager la France de la bourgeoisie.

lundi 17 février 2025

LA PURGE DE L’A.I UN DANGER POUR LA DÉMOCRATIE


La suppression massive de données liées aux informations sur les personnes transgenres, homosexualité ou sur le changement climatique marque une nouvelle ère de la manipulation par le gouvernement de Trump. En effaçant ces éléments des bases de connaissances, on impose une vision biaisée du monde, où seules certaines vérités subsistent.Lorsque des leaders populistes prônent un « nettoyage des données », ils ne font pas que remodeler le discours public : ils préparent un monde où seule leur vérité subsiste. Or, une démocratie repose sur le débat, sur la confrontation des idées et sur l’accès à une information complète et honnête.