L’ikat, le tartan, le coton brodé, la soie imprimée parlaient comme des archives vivantes. Chaque fibre revendiquait un port, un exil, une histoire oubliée. Sur scène, les métiers à tisser « Harris », imperturbables comme des monuments, opposaient leur lenteur obstinée à la tyrannie du jetable. Les tisserands, graves, tissaient autre chose que des étoffes : une révolte patiente, un appel contre l’amnésie culturelle.
Les silhouettes n’ont pas défilé, elles ont explosé. Couleurs insolentes, coupes tranchantes, silhouettes militaires transformées en bannières utopiques. Les robes, trenchs et pantalons devenaient océans, ciels, continents, revendiquant une liberté presque insolente. Dumbuya ne marchait pas sur le fil du portable audacieux : il le faisait vibrer comme une lame, mêlant Denim imprimé, raphia, broderies indiennes et soies chinoises dans une géographie politique du vêtement.
















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