Derrière cette attirance, il y a moins un rejet frontal de la démocratie qu’un désenchantement diffus. Trop de complexité, trop de lenteur, trop de débats sans fin dans le pays des droits de l’homme. À l’inverse, les régimes autoritaires apparaissent comme des machines efficaces, capables d’imposer une direction claire, d’agir vite, de construire sans entrave visible.
C’est dans ce contexte qu’émerge une figure symbolique, presque romanesque : Jordan, 28 ans, que certains surnomment ironiquement “le bienheureux”. Il incarne cette génération qui ne rejette pas la modernité mais la redéfinit. Pour lui, la liberté ne passe plus nécessairement par le débat ou le pluralisme, mais par l’accès, la fluidité, la consommation. Un monde ordonné, connecté, où tout fonctionne de façon binaire plus simple, voilà sa promesse.



















