mardi 24 novembre 2020

EKATERINA PLISSÉ N'EST PAS JOUÉ


Lorsque je m’abandonne dans le torrent divin, je plonge enivré de robes et frissonne de chercher le plissé à idolâtrer. Des cieux de sourires pour s’offrir des jonquilles et un cœur de trésor pour partir de sa petite ville de Sibérie occidentale pour conquérir le monde. Il y a toujours de l’espoir pour cette créatrice, même là où il fait le plus noir. Elle pense, en effet, qu’il ne faut jamais désespérer, qu’il ne faut jamais lâcher car la passion est un moteur qui chauffe mais ne brûle jamais. Et pourtant en parcourant les pages d’un Vogue à neuf ans, un palais de rêves s’ouvrit devant elle, et ce rêve de beauté idéalisé par les mannequins et les designers lui donne la passion qui deviendra sa vie.

La styliste, Ekaterina Lambert, est née le 5 juillet 1986 à Ekaterinbourg, en Russie. Elle commença à travailler comme mannequin à 16 ans pour être le plus proche possible de l’industrie de la mode. Elle étudie le journalisme pendant deux ans, mais a dû abandonner l’université pour poursuivre sa passion. Donc à l’âge de 22 ans, elle part pour Shanghai avec seulement un billet aller simple. Après avoir travaillé dans des grands magasins comme styliste personnelle, elle commence à étudier le design à l’IFA.

lundi 23 novembre 2020

GUCCI ESCHATOLOGIE


Alessandro Michele a voulu associer sa dernière collection Gucci à l’eschatologie. Cette doctrine explore le destin ultime des humains et de l’univers. En fait, le mot a été imprimé sur ce qui est probablement destiné à devenir le best-seller ultime de la gamme : un T-shirt sur-dimensionné disponible en plusieurs couleurs également décoré des numéros 1921 et 25, qui respectivement représentent l’année de fondation de Gucci et le numéro préféré de Michele.

Mode et eschatologie : quelle étrange combinaison ? L’eschatologie est le discours sur la fin du monde ou la fin des temps. Elle relève de la théologie et de la philosophie en lien avec les derniers temps, les derniers événements de l’histoire du monde ou l’ultime destinée du genre humain. Est-ce absurde ou exprime-t-elle le désir de définir un nouveau concept dans la mode qui, avec les arts, devient un outil pour interpréter notre passage à travers la vie ?

Michele a déjà démontré qu’il ne laisse rien au hasard. Il y a un sens derrière chacune de ses pièces, et de ses campagnes de communication ou de ses stratégies commerciales et marketings. En fait, sa nouvelle collection « Ouverture sur une nouvelle vision qui ne prendra jamais fin » s’est avérée être un grand et riche puzzle rempli de références et de symboles cachés qui a nécessité un certain effort philologique pour le retrouver et le déchiffrer.

vendredi 20 novembre 2020

QUI A INVENTÉ LE BLUE-JEAN…

Quelques-unes des tendances durables de la mode actuelle remontent à plusieurs siècles et malgré l’obsolescence inhérente à la mode, quelques unes de ces plus grandes inventions ne cessent de vivre. Mais, à qui peut -on attribuer tout le mérite du blue-jean, du T-Shirt, du Trench-coat… ? Plongeons un instant dans l’histoire de ceux-ci.

Si Levi Strauss a gagné beaucoup d’argent avec les blue-jeans, il ne l’a pas inventé. Les jeans ont été développés au fil des ans à partir du « bleu de travail » de la classe ouvrière qui était omniprésente en France et en Italie à partir du 18ème siècle. Les changements apportés par Levi Strauss ont été d’ajouter des œillets pour rendre le vêtement plus résistant pour les chercheurs d’or. Yves Saint Laurent a dit qu’il aurait aimé avoir inventé le blue-jean, et avoir mis un brevet dessus : le rêve de Pierre Bergé un buffet habillé de jeans. Il convient de noter que l’invention et l’amélioration sont deux choses totalement différentes.

Il en est de même pour d’autres vêtements de mode comme le soutien-gorge, personne ne peut être créditée de l’avoir inventé ainsi que la petite robe noire qui existe depuis le XIXe siècle, car la teinture noire était la moins chère. La petite robe noire, telle que nous la concevons aujourd’hui, version courte au genou, s’est imposée pendant la Première Guerre mondiale pour une triste raison : il y avait tellement de deuils et peu de moyens pour colorer les tissus que l’on produisait du noir en pagaille. Après la guerre, Coco Chanel est devenue la femme à la petite robe noire, bien qu’elle n’ait certainement pas été la première et la seule couturière parisienne à réaliser des records de vente dans cette longue nuit qui l’accompagna après la Deuxième Guerre mondiale.

jeudi 19 novembre 2020

FANTASME LUXE ET DÉCADENCE


La science et la technologie ont cessé de servir les hommes. C’est la technologie du smartphone qui devient notre maître, et c’est 24 heure sur 24, sous l’œil de ces nouveaux moyens de communication, que le monde de George Orwell se construit sous nos yeux. Depuis le début de l’humanité, jamais des intérêts privés n’avaient fait main basse sur tout un secteur d’activité. Il faut se poser la question : comment une invention comme internet ait pu être accaparée par des intérêts privés aussi rapidement ? Mais, il est vrai que l’homo sapience avait déjà préempté le feu pour lui-même.

Dans notre société, il existe deux types de firme ; celles qui ont des concurrents et celles qui ont un monopole. Ces deuxièmes profitent des milliards de dollars engrangés pour transformer notre société. Les technocrates ont disparu avec leur costume gris et leur Weston à glands, ils ont été remplacés par des jeunes entrepreneurs ingénieux à capuche et casquette de baseball qui comptent bien prendre la place des Etats qui sont aujourd’hui défaillants. Depuis leur bulle, ils échafaudent tous les scénarii pour guérir les maux de notre monde. Ils créent un réseau qui rapproche les individus, mais qui les éloigne aussi. Ils bouleversent radicalement notre univers.

Les cinq grands de ce monde « Amazon, Google, Facebook, Microsoft, Apple « , plus couramment appelés les GAFA, sont les entreprises qui ont un monopole global sur l’humanité et qui s’apprêtent à gouverner. Le Seigneur des Arnault viendra bientôt compléter la liste de » The five magnificent » pour, sans aucun doute, avoir, à lui seul, le monopole du luxe dans le monde. Ainsi quand le Seigneur met ses collections de couture à la disposition du grand public, il contrôle notre savoir et notre goût par le créateur qu’il a choisi. La marque Fenty en ait la preuve indiscutable, celui avait anticipé le « le Black Matter » avant l’heure en visionnaire averti qu’il est.

mercredi 18 novembre 2020

CES MESSIEURS DE LA FAMILLE


Les sommets ont la propriété de faire venir d’en haut la foudre, mais on oublie souvent que c’est d’en bas que provient la lapidation. Alors expliquer que la discrimination et le harcèlement sexuel sont courants tant pour les femmes que pour les hommes hétéros qui traîneraient par erreur dans la profession de la couture, n’est pas un euphémisme. Bienvenue dans le monde extravagant de la drogue, du sexe et de la discrimination, promotion planche à repasser, où les Seigneurs, d’autrefois, se sont transformés en pignoufs d’aujourd’hui, et qui n’ont retenu qu’une seule chose, le droit de cuissage.

Apprendre à devenir insensible aux indélicatesses et tromperies de certains devient presque une habitude, mais la chimie des psychotropes aide souvent beaucoup à passer le stade de l’inhibition permanente. Nous ne faisons pas partie de la presse que vous connaissez ! Mais, celle qui influence les médias sociaux, par opposition à celle qui, à la botte des marques de luxe, se transforme en homme de cour, singe manqué de l’Arétin, charlatan trompeur, bâtard de Diogène, mordant la main ou la fesse de ceux qui la nourrissent sans distinction. Mais avec ces génies des « quatre pattes », il y a une règle que le seigneur des Arnault donne souvent : entre un con que je connais et un que je ne connais pas je choisis toujours celui que je connais, et j’anticipe ainsi ses réactions.

mardi 17 novembre 2020

ZHANG SHUAI EN MODE DEBRIDÉE

Tout le monde est invité, et assurément les conductrices de Wuling Hongguang, demi-mondaines et maîtresses botoxées complètement débridées. Mais, Shanghai vaut bien une messe parce que les chinoises riches, utilisant les produits L’Oréal a outrance, le valent bien.

Voici la célébration de la mode de Zhang Shuai qui n’a certainement jamais vu une collection Haute Couture ! Des looks inspirés du chic parisien, nous disent les attachées de « tick tock » qui ne sont pas tick mais complètement tock. Nous voilà dans l’Empire du Milieu de rien qui fournit une tribune personnalisée et privée aux stars et aux célébrités des arts de la scène, mais de ménage; car si j’achetais un tel tailleur à ma femme cela m’attirerait les foudres de Zeus.

Un bric-à-brac empilé les uns sur les autres, des pantalons avec vestes de plusieurs matières, des blousons en cuir moitié plastique bleu ciel, moitié d’agneau qui me fait plonger pour rencontrer Téthys. On nous balance des blousons en sac plastique, et tutti quanti. « Si j’avais « suce », j’aurais pas venu », me dit ma voisine, sa seigneurie du Mexique Bitumeuse manquée du « Patou pitchou », sorte de monstre gonflé par le botox, invitée pour la circonstance et qui fait tâche au milieu des chinoises qui regardent leur portable et se prennent copieusement en photos pour l’éternité en mode débridée.

lundi 16 novembre 2020

ROBERTO FERRI A NU

Tant que les mots seront doués de souffle et que le souffle sera doué de vie, la poésie sera comme la peinture : un art majeur. Voici donc de l'art Baroque et, avec l'inspiration du Caravage en particulier, grands maîtres du romantisme et de l'Académie des mortels, par symbolisme, la femme devient fréquemment le thème central de l'œuvre sous forme d'allégorie. Le nu féminin au XIXème siècle et l'érotisme qui s'y rattache, se distinguent souvent dans des scènes de violence et de cruauté, mais cela se doit d'être éternellement beau et digne reflet du romantisme de la catastrophe.

Concernant Roberto Ferri, les critiques d'art diront : trop triviale, trop gauloise, et pourtant c'est de l'or qu'il réserve aux jeunes romaines brunes, blondes ou rousses, appétissantes à souhait et déjà prêtes à vous faire exister en tant qu'homme. De l'art académique très figuratif dans sa précision, dans le monde de Facebook et de la facilité, un peintre en hiver comme une bouteille lancée à la mer. Cette femme, qui réduit l’homme au silence, remplit mon cœur d’espérance, histoire aussi vieille que le monde qui réveille le désir, brillant de mille feux, la beauté première d’Eve, source de désirs, de rêves, loin du paradis perdu, continue de diriger la vie des hommes toujours soumis aux mêmes tentations qu’Adam.

vendredi 13 novembre 2020

PROENZA SCHOULER 2021


Le duo Jack McCollough et Lazaro Hernandez, à la tête du label américain Proenza Schouler, se pose une question existentielle sur le confinement : « le Cocooning est de retour ? » Il trouve son inspiration et sa réponse dans une collection optimiste, joyeuse et instinctive, réalisée presque entièrement à partir de tissus recyclés. Formes fluides et enveloppantes, tons neutres et délicats, attitude ultra-décontractée au charme naturel.

De l’ensemble menthe à l’eau pour la fille au yeux revolver, voici la douce robe plissée rose pâle qui nous fait plonger dans un tailleur en cuir ou une robe-chemise qui s’adapte à un quotidien transformé par la Covid. Les structures sont dans le pur esprit Proenza, avec des accessoires comme le sac Harris sous une forme matelassée, en brun, vert ou bleu, un effet superbe pour les pantouflards obligés que nous sommes, pour confinement only, à porter dans la rue bientôt.

jeudi 12 novembre 2020

ROBERTA DI CAMERINO


Bourse de parure, elle est l'âme féminine qui se perd dans quelques soufflets à fermoir en or, bric-à-brac de l'identité féminine et mal rangée jusqu'aux abysses de ses interstices. Ce sac est aussi le trophée d'ado boutonneuses, symbole d'une liberté pas toujours affirmée, le premier fourre-tout de l'indépendance ! Cette besace-là à l'anse fragile garde le souvenir des premiers émois, et des emballages des serviettes qui se faisaient agynique.

Le sac à main est à la femme ce que la voiture est à l'homme ! Plus la besace est volumineuse, plus la tentation, d'y fourrer les riens de tous les jours, est grande ! Une montagne d'encombrants dans un chemin urbain que mon sexe boy qualifie d'éléphantesque ! Objet de notre fardeau au quotidien avec son indispensable trousse de maquillage pour vous plaire en toute circonstance à ces Messieurs ! C'est ainsi qu'en un clin d'œil et en une plongée rapide de la main au fond de celui-ci, je peux effacer ces valises sous les yeux suite à une journée harassante ou une nuit sans sommeil, suite à un amant rare qui a remis cent fois sur le fessier son ouvrage.

Mais, qui connaît aujourd'hui Roberta di Camerino, née à Venise, le 8 décembre 1920 ?  Camerino est également le nom de sa marque de haute couture qu'elle a fondée après la fin de la Seconde Guerre mondiale et qui porte le prénom de sa fille Roberta. Elle acquit une renommée internationale en particulier pour des costumes en trompe-l'œil, des ceintures, des écharpes et surtout des sacs en velours à compartiments brodés d'or et d'armoiries vénitiennes.

mercredi 11 novembre 2020

LE CLASH DE CARTIER

Le nom d’un groupe punk britannique originaire de Londres pour un bijoux ! Pourquoi pas si celui-ci est de famille ? Voilà donc Cartier qui va nous "clasher" avec une série de bijoux à picos, pour les bourgeoises du 16e qui veulent s’encanailler quand elles se déplaceront dans les concerts des bas-fonds qui ne dépassent pas la porte d'Auteuil. Après le cloud, le studio de design de la maison en interne nous remet un picot pour bimbos, ce qui fait à l'addition du pipeau bimbo, sorte de petit osselet que la marque dans un "ossement" d'épaules nous présente. Nous avions déjà la "Cruche" de Chanel, à quand le "Prout" de Bulgarie ?

Voilà donc les apostats sectaires, iconoclastes, Wisigoths vandales et barbares autistes qui passent la ligne bleue des Alpes Suisse pour nous donner un cours sur la Haute Joaillerie. Et de la Suisse bien profonde, ils viennent visiter les gueux de Paname pour nous imposer un serti de diamants autour d'un maillon en forme de mini "plug" que vous utiliserez Mesdames à votre convenance.

On avait déjà connu le sapin Plug de Paul McCarty place Vendôme, voilà pour la rue de la Paix le "Plug banal", reconverti en bague bracelet et vérotis de saison. On va finir par penser que les maisons de la place Vendôme sont obsédées sexuelles. Mais, il est vrai que la maison produit « Gal » comme les Incroyables disaient en poésie beauté !

mardi 10 novembre 2020

TÊTUE COMME UNE MOULE

On peut décidément s'amuser d'une kyrielle d’expressions d'un autre temps qui disparaissent dans le forage de Kola et dans les profondeurs des usagés de la Télé-réalité. Par exemple :  une cartouche d’encre noire devient une cartouche de couleur nuit, politiquement plus correcte. Les lavandières qui ne faisaient que laver, aujourd’hui pratiquent "laver" Maria ! Et le petit rat de l'Opéra arrive seulement aux heures de pointe. Et nous sommes passés du cardigan à la Cardi B. Un crétin qui imprime un logo sur des T-shirts s'appelle dorénavant un couturier ! Et un bug humain ; un Trump.

Voici donc la madeleine de "Proust", qui n'est plus un petit moment de votre enfance, mais un bruit incongru odorant émis par Madeleine. Et beaucoup d'expressions si imagées qui se transforment au fur et à mesure des années. "C'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire des limaces". Il y a aussi : "J'ai été pompeuse d'essence", "C'est pas l'âge qui fait le moine", "Les oreilles ont des murs" .

Vous trouvez cela drôle ? Certes, en effet, mais c'est aussi consternant, et même si vous lisez sur le langage Aristote, celui-ci définissait le langage humain comme un langage de signes, alors que la communication animale est un code de signaux. Voici donc ces acteurs de la télé-réalité qui viennent contredire tous les philosophes, car, à n'en point douter, certains humains sont visiblement plus proches des animaux.

lundi 9 novembre 2020

YANNICK MACHADO

Parfaitement construit, superbement brodé, il l’annonce lui-même, on n'est jamais mieux servi que pas soi-même. «Je voudrais donner aux femmes la possibilité de montrer leur force, pas leur pouvoir». Voilà donc un chapitre pour une griffe qui se veut Chinoise alors qu'elle devrait être Française et faire partie de Chambre Syndicale. Mais Yannick Machado, moitié Italien et moitié Français avec un soupçon de Portugais est un célibataire endurci qui aime éperdument les robes de mariés. Allez savoir pourquoi ?

Des hauteurs de Shanghai, il décrit l’histoire des filles de l'Empire du Milieu ainsi que l’esprit de Gasby "La Magnifique" de "F. Scott Fitzgerald", dans une féminité frondeuse, et sans esbrouffe, une femme comme Amelia Earhart qui, à mon goût, est l’incarnation même de la femme aventurière, pionnière qu'il peint, libérée et féminine…

Voilà la synthèse, "trois petits tours et puis s'en beaux". Cet adepte des salles de gym veut se débarrasser de l'influence de la dentellière pour finalement se poser la question : est-ce qu'il brode pour transformer son art en quart d’heure du minimalisme intime ? Bijoux de robes pour pulvérisation cathodique, il faut bien penser que derrière le couturier, il est possible de trouver le filon d’un couturier hors norme. Des plissés comme tombés du ciel se laissant choir de leur nuage, pour notre soif de beauté, et pour une mode simple comme un moment de grâce des femmes qui sont conquises par avance, par juste le sublime.

Anonymode.

vendredi 6 novembre 2020

A STEFANIE RENOMA

Voilà les pâles humains de contrefaçon qui me font frémir de honte, ils lèvent leur pouce pour écrire sur Instagram à Stefanie un mot si banal que je peux imaginer l’ombre qui règne en Maître dans la poussière endormie de leur cerveau. Voilà ce que moi j’aurais dit pour parler d’un ange, quelques mots pour claironner le divin. J’aurais voulu Madame voir le ciel sous la lumière de votre daguerréotype, j’aurais voulu ressentir vos douleurs pour mieux les consoler, et sourire sans pitié devant ces tristes Sires qui n’ont pour vous décrire, que quelques mots de banlieusards, alors qu’ils parlent sans le savoir la langue de Voltaire et de Jean-Jacques Rousseau, ce qui est même, à mon humble avis, déjà un peu court pour vous définir.

Vous qui pourriez être la sœur de mon sommeil, bercer mes mots dans des tempêtes de douceur, et sur mon front meurtri poser un baiser qui serait plus doux qu’un long voyage au pays du miel et du cèdre. Douceur de l’espérance et de l’orage si fascinant, vous naviguez parmi les flots du monde indifférente à nous qui sommes si petits sur notre route et errants de-ci de-là. Que les hommes d’aujourd’hui sont remplis de néant, alors que la seule vue de votre dérision pourrait faire renaître un volcan oublié déjà depuis longtemps !

jeudi 5 novembre 2020

PAR MON VIBRANT MA SOEUR

C’est étonnant comme ces parisiennes célibataires, qui n’ont pas d’enfant, s’occupent des rejetons des autres ! Et si je regarde autour de moi : le fait que Cupidon, au hasard, butte par bonheur sur ces célibataires en priorité n’est pas toujours un hasard. Et cela ne semble pas perturber le petit monde des métropolitains grands égoïstes devant l’éternel, qui mettent souvent la « charia » avant les bœufs. Pour les célibataires, le monde est souvent cette balle au bout d’un élastique : ils ont beau l’envoyer loin d’eux ou d’elles, c’est selon. Elle leur revient prestement et inlassablement dans leur figure.

Règle numéro un pour un célibataire, l’autre a toujours raison, surtout si vous voulez arriver à vos fins. Les sociétés rejettent ainsi cruellement, depuis toujours, ce que la biologie commande de rejeter, la nature a toujours raison. C’est pour vous dire que le marché est ouvert, surtout pour la maison du Maître de Granville. Voilà donc les attachées de poste de la Maison « J’Adior » qui parient sur la journée des célibataires. L’hôpital qui se moque de la charité !

C’est la malédiction de la raison, une célibataire, déprimée depuis des mois qui réfléchit sur la maladie de trop réfléchir ! Mais une certitude apparaît à ces donzelles la corrélation entre le malheur et l’incontinence de leur raison ou comment elles sont devenues stupides en continuant à rêver du prince Charmant, ce bel homme efféminé qui porte des pantalons roses et bouffants, et la voilà au prise avec une interrogation que peut-être celui-ci serait Gay.

mercredi 4 novembre 2020

LA CATHEDRALE DU SAVOIR

Une librairie en Chine qui ressemble à une cathédrale moderne. Deviendra-t-elle l’opium du peuple ? Il n’y a rien de plus jubilatoire que de se perdre dans une bonne librairie, et c’est particulièrement vrai dans la librairie Dujiangyan Zhongshuge à Chengdu en Chine. Ce monstre de savoir conçu par le cabinet d’architecture X+Living de Shanghai vous donne un vertige garanti. Celle-ci dispose plus de 80 000 livres, une mise en scène par sa structure comme les effets visuels  lithographiques de l’artiste néerlandais Maurits Cornelis Escher, mais aussi la bibliothèque du film de Jean-Jacques Annaud « Le nom de la rose », mais, il est vrai que les Chinois, avec leur 5000 ans de civilisation, s’inspirent toujours des autres depuis la révolution dites culturelle !

Celle-ci devrait beaucoup plaire à DSK, car une sorte d’alcôve qui forme et qui crée des espaces intimes propice à la lecture. Au centre des arcades d’imposantes colonnes emplissent toute la hauteur de l’espace, et une ligne lumineuse dessine le contour de chaque rangée, rendant les étagères plus stéréoscopiques et donnant aux lecteurs un impact visuel fort qui facilite la recherche des ouvrages. Au premier étage de la librairie se trouvent un café et un espace ludique pour enfants qui comprend des bibliothèques en bambou ornées de pandas. Des piles de coussins colorés offrent des espaces de lecture confortables aux petits lecteurs.

mardi 3 novembre 2020

UN LOGO POUR UN GOGO

Des femmes panneaux publicitaires arpentent l’avenue Montaigne à l’image des dessins de Nazca. C’est la tendance pour faire la « Nike » aux années 90. C’est le logo « oversized » ; « plus c’est gros, plus c’est bon » dirait les nymphes en feu de la télé « réalisée » qui dans leur Smart regarde la collection de St Lolo en  « silly conne » du « Vacarme Hello » pour leur future soirée clubbing. Voilà que mon maillot de corps estampillé du joueur de Polo de « Ralph Lauren » ou du crocodile de « Lacoste », qui étaient discrets, se voit ringardisé comme le serait Dieu, ce vieux Monsieur qui adore tant se faire prier.

Cette nouvelle tendance d’appartenance par un logo extra-large est la nouvelle drogue des Millennials, qui vous font appartenir à la marque et affichent sans discrétion leur statut social.  La société du paraître, toujours plus en avant, poussée par des gens trop incultes pour penser que le vrai luxe est dans la discrétion et non pas dans le Bling Bling. Les nouveaux riches vont acheter leurs sacs et leurs robes à la boutique Vuitton sur les Champs Elysées, adresse que tout le monde connaît. Les personnes raffinées et de bon goût connaissent les adresses, non pas secrètes mais discrètes, des maisons comme Franck Sorbier, là où tout n’est que beauté, luxe, calme et volupté.

lundi 2 novembre 2020

JOHNNY ZHOU


Vice President of the Grace Chen fashion house, having worked in Sydney for the Schenker company, a division of the German rail operator, Deutsche Bahn

Johnny Zhou was previously in logistics for Bax Global. This young Chinese executive graduated from the Australian Graduate School of Management and soon this art lover turned to fashion as a natural choice. Behind a successful brand, there are always men in the shadows.

Athletic, he could be an actor in a Wong Kar-wai movie, and with his costume from one of the best French designers, he would not denote if he came to Paris for Fashion Week. A fan of sleepless nights of work, this globetrotter embodies the fury of extreme oriental living. With the look of an aristocrat, he is in couture as he could be a hero of Marguerite Duras.

Living in the city of Shanghai, he met our agent, who is full of praise for him and for the way he manages Grace Chen's career, the up-and-coming Chinese fashion designer. A lover of poetry, he sometimes gives his opinion on social media, on the world around us: "Life is so full of wonder!". Every time he goes to Melbourne, he does not fail to take a walk in the Royal Botanical Garden, his favorite place for meditation.

vendredi 30 octobre 2020

UN BREAKFAST GARGANTUESQUE

Juste avant le confinement, Français voilà un accord très fructueux pour le Seigneur des Arnault : un breakfast à quatre cents millions de dollars pour payer l’addition chez Tiffany. En effet, le joaillier Américain avait peur de l’imbroglio mené par le groupe Français devant la cour du Delaware qui avait beaucoup de chances de tourner en la faveur du groupe de luxe Français. Alors, le Seigneur des Arnault, dans sa grande mansuétude, a organisé une table de négociation profitant de cet avantage,  qu’il va faire de lui, à l’issue, l’un des meilleurs négociateurs au monde dans le domaine du luxe.

Les cinq principaux dirigeants de la maison Tiffany vont recevoir collectivement environ 100 millions de dollars d’indemnités, et c’est une chance pour eux car si la maison était restée seule et avait dû subir la crise de la Covid-19, ils auraient certainement été moins riches.

La stratégie de LVMH est de faire de Tiffany une grande société dans le luxe et la joaillerie, avec un plan quinquennal que le Seigneur choisira lui-même. Mais, il ne faut pas oublier qu’avec tous les points de vente de Tiffany aux États-Unis, il a un patrimoine immobilier de boutiques qui l’intéresse fortement pour pouvoir implanter ses propres marques dans les plus grandes villes du pays des Amérindiens, « Ugh ».

jeudi 29 octobre 2020

LANVIN ANNÉES VINGT


C'est depuis le jardin historique de Yu que Lanvin s'adresse à la planète mode. Sialelli se voit libre de construire chez Lanvin pour ressembler aux débuts de la Gucci Mania très lucrative d'Alessandro Michele. Pour l'Avant-Première parisienne, Sialelli avait présenté dans l'ancienne maison du baron du chocolat, Henri Meunier, un hôtel particulier si étrange qu'il nous donnait l'impression d'entrer dans une maison en pain d'épices.

Lanvin était à son apogée dans l'entre-deux-guerres et était devenu une grande entreprise avec des centaines d'employés, des ateliers, des produits de beauté. Il est intéressant d'observer les pendentifs qui entrent dans cette période, et le créateur nous dit en quatre mots "Art Déco" géométrie et couleurs.

L'une des robes originales de Jeanne Lanvin, datant de 1924, était en fait ornée de broderies chinoises et on pouvait facilement établir des parallèles entre cette silhouette et les robes traditionnelles de Hanbok de Corée.

mercredi 28 octobre 2020

LE CARREAU DU TEMPLET

Si vous pensez que les friperies de la rue de La Verrerie à la rue du Temple sont là par hasard, vous vous trompiez ! En 1806, le jeune et fringant Général Pierre Dorcenne s’apprête à partir pour la campagne de Prusse, et la guerre, à cette époque, c’est aussi l’élégance car l’élégance est la seule beauté qui ne se fane jamais. Aussi Le Général commande à son tailleur un bel uniforme blanc tout neuf qui est emballé soigneusement car bien décidé à l’étrenner sur le champ de bataille.

La veille de son départ, il va se distraire au théâtre de La Gaieté sur le boulevard du Temple où on donne un mélodrame. Soudain, au second acte, l’acteur principal entra sur scène avec un resplendissant habit blanc de Général… Dorcenne ajuste ses jumelles et observe les détails. Mais, oui ! c’est bien son propre uniforme qu’il venait de faire réaliser. À la fin de la représentation, le Général fait arrêter l’acteur. Celui-ci se défend avec véhémence et explique qu’il a acheté l’uniforme au Temple. En effet, le Valet de chambre du Général, avant d’être congédié, pour cause de guerre, avait vendu aux fripes le costume tout neuf de son patron avant que celui-ci s’en aille guerroyer.

Belle époque où des cris retentissaient dans tous les quartiers de Paname. On les appelait les colporteurs ; ils montaient dans les étages et ils vous proposaient de racheter vos vêtements usagés pour quelques sous. Ainsi défroques, redingotes, vestons, chapeaux melon, et feutres fatigués, même des chasubles de prêtres défroqués ou des escarpins de bal étaient bons.