mardi 26 janvier 2021

SORBIER POUR SCHIAPARELLI

Dix heures du matin le 25 janvier, je regardais « pédébus » la collection de Schiaparelli sur mon Iphone X. Au corps enveloppé de vent et de lumière, ma première impression fut assez bonne, mais avec un arrière goût dans la bouche qui persistait. J’ai, en effet, trouvé cette collection de Franck Sorbier « Della Valle » superbe ! J’avais déjà trouvé, que la robe de Lady Gaga, pour l’intronisation de Biden, était très inspirée des robes du Maître des oiseaux inséparables du génie.

AAAAAAAh… Franck Sorbier quand tu nous tiens ! Tu nous emmènes dans ton monde et attires avec toi l’ensemble des créateurs de la Fashion Week de Paris, et surtout ceux qui sont en manque d’inspiration, et qui viennent comme des chacals de la couture posthume, sucer l’origine du monde du point de feston. Tu racontes, depuis des années, un poème magnifique qui, entre couleurs et mystères, donne l’insaisissable envie aux autres, et ceux-ci dénués de Spiritus (lisez esprit divin), tentent en vain sur ton dos un turlupinage pour transformer le champagne en eau de Seltz.

vendredi 22 janvier 2021

YOHJI YAMAMOTO ENKA

L’espace est noir. L’onde est sombre comme le gouffre obscur du masque. Il n’y a pas d’étoile dans l’azur de Yohji, la fascination de la nuit l’emporte par les vents de janvier, dans l’espoir d’une lueur dans le crépuscule. Voilà l’alchimiste chromatique plus proche chaque jour de Soulage et qui joue avec le métal, car le coeur n’est jamais si bien en équilibre que sur le tranchant de l’acier. 

Complainte japonaise de Tsukakoshi, comme ce vieux marchand fortuné qui n’a d’yeux que pour Fumiko, une geisha d’une beauté exceptionnelle, et l’homme, avec son obsession pour une partie spécifique de son anatomie, atteindra une intensité dans sa passion si forte que cela le conduira au bord de la folie.

lundi 18 janvier 2021

PRADA LA RAF SI MONSTRE


Raf Simons, le calviniste de la mode, vient de signer une nouvelle collection en collaboration avec Miuccia Prada qui ne doit pas connaître ses grands succès chez Dior et Calvin coin coin. Ce comptable architecte reste la matérialisation biologique du Designer d’aujourd’hui, c’est-à-dire une savante mutation génétique de très peu de talent, un soupçon de rien, et beaucoup d’arrogance mais assurément pas de poésie. Sa couture est comme La Fontaine affable. Sa mode n’a pas progressé d’un millimètre. Elle recule même. Mais, il est vrai que le seul examen qu’il a, à son actif, dans la couture, c’est ses analyses d’urine.

Narration commune et dépourvue de caractère, le « mètre » est descendu au fond de l’abîme pour trouver de vieux fossiles, collection aussi terrible que l’ouragan Irma. Voici le Attila de la mode, là où il sévit plus rien ne recoud. Il existe un vaccin pour la Covid mais malheureusement pas contre lui. Il a le pouvoir extraordinaire de me casser les « C » sans même les toucher. Un comble !

Anonymode

vendredi 15 janvier 2021

KOMA PRE 2021


La collection a trouvé un juste équilibre entre le glamour caractéristique de Koma et la douceur et le confort actuellement demandés. Koma n’a pas choisi la voie conventionnelle du confort en apposant son nom sur un survêtement ou en créant une paire de pantoufles. 

Le confort et l’intimité à la maison ont pris la forme d’un manteau de laine léger comme des plumes, de tricots de cachemire avec juste assez d’élasticité pour encadrer le corps, et d’une chemise glamour et confortable en soie extra-douce et en subtiles broderies de cristal.

Inspiré par l’élégance du style équestre, et ses associations avec la royauté et la princesse Diana en particulier, Koma a parsemé la gamme de chemises à col brodé et de tailleurs élégants. L’esprit ludique et libre de la jeune Lady Di ( Esprit six pieds sous terre) se retrouve également dans la tenue de soirée, avec notamment un mini numéro en taffetas aux manches exubérantes.

jeudi 14 janvier 2021

LE RETOUR DES ROUSSES


Dans l’Egypte antique, la chevelure rousse est le symbole du feu infernal et du feu d’ici-bas qui consume les hommes du trouble et du désordre. Mais n’en vous déplaise, la rousse est de retour, indomptable, manipulatrice, longtemps caricaturée par la littérature comme au cinéma. C’est Netflix qui remet au goût du jour les femmes du désordre, enfin ! Voici donc les héroïnes aux flancs dorés qui ressuscitent les lyres d’antan et la fleur d’hyacinthe qui évoque le rayonnement de ces belles chevelures rougeoyantes, comme un soleil qui se couche éternellement. Elles ont marqué la télévision ces dernier mois, et cause Covid, les séries de Netflix ne tarissent pas d’éloge sur ce sujet.

Tout d’abord, la jolie rousse, incarnée par Phoebe Dynevor, qui fait son entrée dans le monde et sera séduite malgré elle par Simon Basset, l’arrogant Duc de Hastings, qui fait le plaisir de mes copines de 50 ans. Ensuite, depuis le fameux « Jeu de la Dame » (autre série sur Netflix) tout le monde veut apprendre à jouer aux échecs. Beth Harmon, interprétée par Anya Taylor-Joy, la rousse incendiaire et alcoolique qui peut baiser à foison après quelques verres de Southern Comfort, et jouer avec les hommes comme avec les pièces d’un échiquier dans toutes les diagonales.

mercredi 13 janvier 2021

PACO Y MA TUMI

Le nom anagramme vient du grec ancien anagramma (renversement de lettres). Les "anagrammeurs" changent l’ordre des lettres d’un ou de plusieurs mots pour en former de nouveau. Cette pirouette peut alors avoir un sens caché, pour la plupart et pour le plus grand plaisir de l'utilisation de notre langue. Mais, ceux qui changent les mots modifient souvent le sens même de ceux-ci, et comme quelques copistes, ils pillent à foison en rebattant les cartes du design par leur turpitude, (anagramme de putride). Ces circoncis de l'esprit sont d’un ennui tel qu’ils pourraient postuler comme directeurs" des programmes de Cyril Hazouza. Ayant autant de charisme qu’une éponge humide, ils ouvrent probablement plus de braguettes que de dictionnaires.

Tumi a lancé ses premiers parfums pour hommes avec "The Fragrance Group", un nom original vous en conviendrez ! Il l'impose chez Bloomingdale's et sur des plateformes virtuelles vendues au prix de 100 dollars pour un 100 ml, l'original de Paco Rabanne se vend à la moitié du prix. Eléments techniques que nous donnent les marqueteurs maison, et attachées de peste, un bouchon à verrouillage hermétique, afin que le flacon ne s'ouvre pas pendant le transport ; une vraie innovation !!! C'est bien la moindre des choses.

mardi 12 janvier 2021

LES FORMES DU PARFUM


C'est en traversant une nuit de brouillard dans les rues sombres de Levallois-Perret, et en passant cette porte qui allait changer ma vie, qu'une lumière s'est allumée en moi tout à coup. Je rentre dans une étuve mijotante de ces êtres bouillonnants qui se concentrent sur leur feuille de vélin. Image qui va ensevelir bientôt mon destin et le faire gémir devant moi comme un soleil. Ce n'est seulement que maintenant que je perçois cette route comme un sémaphore, l'avenue du flaconnages de parfumerie. Un univers de couleurs et de senteurs s'ouvraient à moi, alors que je venais de la sueur et de l'huile de l'industrie automobile. Il y a quelque temps, il y a longtemps, il y a plus de quarante ans.

Avec la douceur des yeux d'un chat persan, royal comme un lys, Pierre Dinand a cette très noble pose d'un maître Yip avec sa veste à col Mao. Et bizarrerie de l'étrange, je perçois chez lui un homme aux sensations si fines qu'il sait voir aisément le souffle magique de ce monde. Il ne pouvait souffrir l'extraordinaire, car l'équilibre dit-il c'est comme la perfection d’un pendule, ce n'est pas d’aller vite, mais d’être bien réglée et de donner la cadence. Il est l'homme aux 1000 flacons de la planète, et dans ses dessins de fioles si cristalines, il verse les maux d'un monde d'égos qui tourne à l'envers, car certains sont plus égos que d'autres devant le sublime.

lundi 11 janvier 2021

L’EMPIRE DES SENS BRIDGERTON

Outre les scènes torrides de broute-minous dans les escaliers, la série Bridgerton de Netflix a enflammé l’ensemble de mes copines, effet mouillé de toutes les « bobones » parisiennes garanti sur fracture du métacarpe. Comment la série sur Netflix inspire les tendances de la mode du printemps 2021 ? Les placements de produits pour la mode américaine et les costumes opulents de la série contrastent avec les grandes maisons françaises, enfermées dans la pandémie, qui ne peuvent prendre l’envol de leur inspiration.

Et, si la mode se tourne vers les vêtements de sport, le cocooning wear n’inspire plus, et la popularité de la nouvelle série « Bridgerton » plaide en faveur du changement des vêtements confortables contre des vêtements plus fantaisistes pour rendre à la femme ses lettres de « roblesse. »

Adaptée des romans d’amour historiques de l’auteur Julia Quinn, et de son narrateur de style « Gossip Girl », ces opulents costumes inspirés de la société britannique de 1813, ainsi qu’un mélange de couples pluriéthniques, donnent à cette série un air de modernité au 19ème siècle.

vendredi 8 janvier 2021

QUAND ORWELL PARLAIT DE MODE

Que se passera-t-il lorsque les premiers rangs de bimbos et de journaleux disparaîtront un vendredi dans les limbes du pacifique. C’était la question que tout le monde de la mode se posait pendant les attentats, mais voici la Covid qui vient définitivement supprimer ces grandes messes qui ne servent finalement qu’à brosser dans le sens du poil les égos de chaque créateur après Dieu, « un je d’enfant ». Pour certains, et pour la sexualité des autres, oubliant que l’amour est un besoin et que le sexe est juste une envie. J’ai besoin d’avoir l’avis de quelqu’un d’intelligent, connaissez-vous quelqu’un ?

Les designers et les marques se sont mis à l’action, en diffusant des émissions en direct, en créant des films, en entrant dans l’arène de la réalité virtuelle ce qui arrange grandement certains qui construisent les robes avec des gants de boxe, faisant ainsi disparaître définitivement les petites mains derrière le couturier et l’image de celui-ci glorifié pour devenir une icône.

Mais les semaines de la mode, quatre fois par an, sont trop longues, trop fréquentes, trop de voyages, trop de pression pour les créateurs, trop de gaspillage, mais surtout ne laissant pas assez de loisirs pour aller chercher des idées ailleurs ; celles des autres.

jeudi 7 janvier 2021

ELBAZ DU BUSINESS

La Fédération de la Haute Couture et de la Mode a récemment publié un calendrier provisoire pour la Semaine de la Couture à Paris qui se déroule du 25 au 28 janvier. Cependant, elle ne mentionne que les heures et les dates, et non les formats (live ou vidéo), dans un flou artistique le plus flagrant mais nous sommes habitués. Pas de réponse aux demandes à se demander si ces Messieurs de la famille savent lire !

De la sueur, du feu, du sang ! C’est elle ! C’est la Fashion Week de Paris. Debout, le bras levé, superbe en sa colère, animant le combat d’un geste souverain, Albert s’apprête à briller. Autour de lui, traçant des lignes enflammées, ouvertes aux entrailles du chaudron d’airain qui brûle en son cerveau ; un flux et un reflux, sur cette mer vivante, à son appel d’Aphrodite et sous sa main qui frémit, en ces dessins féroces, pour aider et fournir aux massacres des autres couturiers en les écrasant du bout de son promarker.

AZ Factory sera certainement l’un des débuts du prêt-à-porter les plus suivis en 2021, marquant le retour d’Elbaz sur la scène de la mode plus de cinq ans après sa sortie de chez Lanvin et sa bataille avec le Show Show : on n’est jamais trompé que par les chiens. Redémarrage dans la mode ralenti par la pandémie de coronavirus qui a perturbé l’industrie de multiples façons.

mercredi 6 janvier 2021

PFW, JE N'AI PAS ENVIE !

Voilà la rentrée, et pourtant, je n’ai pas envie de retourner plonger dans ce cloaque qui a un point commun avec Louis XVI, il perd complètement la tête ! Mais, qui a envie de rentrer ? A part, bien sûr, le célèbre Hardeur Rocco Siffredi. Revoir ses Fashionistas qui, même en portant deux pantalons superposés, ne sont pas futes-futes, me fatigue. Je n’ai pas envie de me lever le matin de « bonheur » pour écrire, car ensuite je ne pourrai pas aller prendre un café avec ma copine Alex qui me fait rire à en mourir avec son style de la Parisienne à la Bréteché. J’ai écumé toutes les séries de Netflix et me voilà enfin à jour, mais je ne suis pas plus intelligent ni plus cultivé pour cela, et je comprends maintenant le niveau de notre société. La Fashion Week va commencer et j’ai seulement envie d’être à la place de Pascal Marrant, car c’est finalement le seul endroit où je ne le verrai pas.

La Fashion Week qui est aussi bien maquillée que les comptes de campagne des Républicains, me fait entrevoir que la perspective de poser ma plume et de faire l’amour sur une peau de bête, me fera comprendre que finalement cela sera sur une peau de vache. Pas très envie de rencontrer ces pique-assiettes qui gravitent autour, tellement pauvres que tu peux leur parler en Roumain, ils comprennent. Non décidément, je n’ai pas envie d’écrire, j’ai seulement envie de me promener sur une plage pour passer le plus clair de mon temps, à obscurcir mon présent parce que la lumière me gêne.

vendredi 18 décembre 2020

BURTON LA CHAUSSETTE McQUEEN

La collection de la créatrice Sarah Burton pour Alexander McQueen est dépouillée et avec ses manches ballons, finalement c'est une collection peu gonflante. Peu de haute couture mais surtout une "haute platitude d'anglaise" sur le bord de se jeter dans la Tamise car prendre la place de McQueeen est une chose peu aisée. Des "vêtements" comme dirait notre Pascal Marrant Hexagonal. 

Voici les temps immémoriaux du post-Covid, difficiles, mais il est vrai que la nostalgie du petit génie de la mode ultra-créatif nous laisse à penser que peut-être demain, il y aura des jours meilleurs, sous-entendu "Sarahira mieux demain". 

Une Burton qui nous fait des chaussettes pour vieilles comtesses de pubs Anglais, à parier que celles-ci ne passeront pas le channel, même avec un douanier post-Brexit ayant abusé de la "pinte" et saoul comme un polonais.

Anonymode

jeudi 17 décembre 2020

YSL ARGOS DE SABLE


Comme un halo autour de la lune, c’est un souffle qui entoure Vaccarello dans la rosée du matin de quelques grains qui constituent une mer. Je serai sable dans le vent, et il suffit de prononcer ce mot pour qu’aussitôt, surgissent des images de poussières qui virevoltent avec légèreté, douceur, et éclats du quartz, mais aussi avec la grâce et la sonorité du vent, qui siffle comme par magie sur le lieu et fait apparaître le Petit Prince de la mode dans toute sa splendeur. Il nous murmure doucement, dit  « Dessine-moi un mouton, » je te donnerai un Bergé.

mercredi 16 décembre 2020

LE DIABLE S’HABILLE EN NADA

Condé Nast promeut Anna Wintour au poste de responsable du contenu, le contenant n’étant plus visible certainement. Edward Enninful, le très célèbre rédacteur en chef du Vogue britannique succédera-t-il à la Wintour ? Néanmoins, il est, lui aussi, promu directeur de la rédaction européenne du Vogue.

Partir, c’est crever un pneu ! et malgré une année difficile pour Anna Wintour, qui a été marquée par de nombreuses rumeurs selon lesquelles elle quitterait Condé Nast cet été, elle a été promue responsable du contenu mondial, mardi dernier. Le diable ne s’habille toujours pas en Nada. Wintour, la terreur des faubourgs de l’industrie de la mode, le Bescherelle de la Fashion Week, l’une des cadres les mieux payées de la société, occupera le poste de directeur éditorial mondial de Vogue, tout en continuant à superviser Vogue U.S, car l’éditeur cherche à rationaliser ses éditions internationales après avoir fusionné les activités américaines et internationales il y a deux ans et à réduire les coûts dans un contexte de pandémie mondiale qui a durement frappé l’industrie des médias.

mardi 15 décembre 2020

KEANE RIEN QUE POUR VOS YEUX

Les nuits, parfois, sont plus douces que les jours, et Margaret peint des yeux sans ombre exprimant le reflet de sa douleur. Pourtant, les étoiles brillent toujours, et les yeux se sont remplis d’ombre, pour se tourner quelque part vers ce qu’on nomme l’invisible. Alors, au cours des années 1960, les toiles de Margaret Keane, par faiblesse et soumission, sont vendues par son époux Walter Keane à la galerie Hungry i. club de San Francisco. Celui-ci se dit l’artiste des « Big-eyes ». Walter lui fait croire que les œuvres sont plus faciles à vendre lorsque celles-ci sont réalisées par des hommes. De plus, sa présence sur place favorise la vente puisque le public est heureux de rencontrer l’artiste.

Grand amoureux de l’alcool, il séquestre Margaret dans son atelier afin de la forcer à produire davantage. Les grands yeux, qui ont fait son succès, sont en réalité le reflet de sa propre souffrance. Ayant atteint son niveau de tolérance et de peur, elle décide de divorcer en 1965, et déménage à Hawaï.

En 1970, elle se remarie avec l’écrivain Dan McGuire et se convertit à la religion des Témoins de Jéhovah en 1972 (baptême le 5 août 1972). Elle avoua publiquement que c’était elle, et non pas son ex-mari, qui avait peint toutes les toiles au nom de ce dernier.

lundi 14 décembre 2020

L'ACT COUTURE NOTARIAL


Voilà, sans aucun doute, un essai de création pour attirer l’attention sur une couture qui n’en vaut pas la peine. Une copie de « Jacques-manuche nuche » accouplée à Guo Peï, pour une confrontation entre la force du désir et la fragilité technique, adossée à l’horreur physique, mais il est vrai que l’horreur est humaine. On imagine le clapotement d’un égout servant de déversoir, qui s’éparpille dans une gerbe de gouttelettes et qui s’accroche au Covid-19 qu'un morpion sur le pubis de Minerve ne pourrait pas porter.

Label fondé par Luca Lin et Galib Gassanoff en 2016 en Italie, et on peut se demander si cette collection est le résultat de l’inspiration d’un labeur qui travaille comme un muscle à la place du cerveau "Croate comme dirait le corbeau" ou d’un effort continuellement renouvelé et entraîné à produire des neurones au chômage technique. Les couturiers du « bluff sur le moi », enragés du laid, non pas par nature, mais par un entraînement rigoureux, fixateur du goût des autres ou l'histoire d'une illusion. Voilà un spectacle irréel adapté uniquement aux plaisirs d'un œil abusé, où l'on nous impose l’image d’une bourgeoise sortie du ruisseau qui n’a jamais connu que Fulbert au lieu de Flaubert.

vendredi 11 décembre 2020

PARFUM HERRERA UN PUTSCH

Avec une bonne paire de chaussures, une femme peut conquérir le monde, paraît-il ? Voici la nouvelle arme de séduction massive signée Carolina Herrera par le truchement des Puig ; un putsch, et c’est bien naturel pour un flacon qui imite une chaussure et qui présage d’une collection cousue avec les pieds. Espérons que cela ne sente pas en plus la savate. Mais dans quel esprit ! « fin de série » peut germer cette idée saugrenue ? Même Louboutin ne l’a pas envisagé.  Allez-y ! Révélez en vous la fraîcheur lumineuse de la tubéreuse et le sillage sensuel du Jasmin Sambac, pour faire ressortir votre côté bimbo de bitumeuse.

En réalité, le « Jasminum sambac » ou Jasmin d’Arabie n’a pas vraiment de lien aujourd’hui avec ce pays, mais plutôt avec l’ Asie. La fleur sert traditionnellement pour les rituels religieux mais aussi de sédatifs. On comprend donc mieux pourquoi maintenant la maison de la péninsule Ibérique veut nous marabouter pour, ensuite, nous laisser dans la maison d’Hypnos et de Morphée. Si vous souhaitez capturer votre auditoire et l’endormir de votre effluve, voilà le parfum des rêveries qui tourne sur lui-même en un cauchemar digne des collections de « Van Herpès »

jeudi 10 décembre 2020

STERLING LA LIVRE HAUTE COUTURE

Après Vilmorin et AZ, voici le dernier entré choisi par la Haute. Sterling Ruby, né en 1972 à Bitburg (Allemagne), choisit de travailler la céramique, la peinture, le dessin, le collage, la sculpture, la vidéo et le textile, ce qui fait de lui un potentiel candidat à la Haute sulcature ! Travail influencé par la schizophrénie et la paranoïa, voilà donc, que nous y sommes : un candidat taillé sur mesure par les dirigeants de la Chambre Paranormale de la Haute, le nouveau choix de la profession, certainement parce que j’ai parlé de « l’étoffe » d’un artiste, ils ont alors pensé qu’il était couturier.

Issu des gangs urbains et des graffitis de la culture hip-hop, il construit sa légende autour de l’artisanat punk, la masculinité, la violence, les prisons et la mondialisation du gaspillage par la consommation. Cela promet pour les prochaines collections à Paris, un futur copain de la reine Magot de Paname. Il créera comme un bœuf enragé, non pas par nature mais par entrainement, et qu’il absorbe l’ordure de ses créations m’importe guère, le seul ennui c’est qu’il la rend par le malaise qu’il s’impose.

Une petite tour d’ivoire dans la nuit la plus ténébreuse, ses œuvres apparaissent souvent rayées, défigurées, camouflées, sales ou éclaboussées de sang. Haute Couture, vous avez dit ! Qui ressemble plus à une œuvre pleine de turpitude où l’on aurait invité un monstre à pénétrer dans son atelier, voilà un candidat pour un monde si imparfait qui regarde le futur.

mercredi 9 décembre 2020

PRADA LE DESERT DES BARBARES


1 714 habitants au dernier recensement, en 2018, à première vue, une petite ville, comme il en existe des milliers d’autres à travers les USA, sauf que celle-ci peut se targuer d’abriter une communauté d’artistes pointus, ainsi que quelques riches urbains en quête de grands espaces, mais aussi d'avoir, dans les années 50, accueilli le tournage du film "Giant", avec James Dean, et non pas la marque de vélos taïwanaise.

Donald Judd, pape de la sculpture minimaliste, y a posé ses valises au début des années 70 avec l’aide d’une riche fondation new-yorkaise. L’artiste (antimilitariste) rachète une ancienne base militaire à la frontière de la ville, déployée sur 400 hectares au cœur de laquelle Judd installe ses œuvres : dans les grands baraquements, des boîtes d’aluminium géantes, le long de la route, des cubes de béton. Donald Judd ne s’arrête pas là, il installe, banque, supermarché, entrepôts, maisons, ranch, usines, et là on ne se demande plus où Karl avait pris l'idée du supermarché Chanel… l’Américain, pris d’une fièvre acheteuse, s’offre tout ou presque dans la ville de Marfa.

mardi 8 décembre 2020

AZ FACTORY ALTESSE ELBAZ

Qui se cache derrière ce nouveau venu de la Haute Couture ? Le « suce peine » est insupportable comme l’aurait dit Didier Grumler. Un peu d’histoire ne fait pas de mal à nos méninges qui sont souvent dans la profession issus d’enfants prématurés de Quasimodo. C’était cinq ans après une sortie brutale de la maison Lanvin, et par cette si distinguée Madame « Shaw Show » du Groupe « Faux Then », que le créateur « Altesse Elbaz » lança sa nouvelle marque de mode, « AZ Factory », un clin d’oeil probablement à Andy Warhol. Mais, dans la profession, entre les bimbos et les attachées de peste incultes, personne n’aura remarqué ! Opération conjointe avec le conglomérat du luxe Richemont, pour les non-initiés qui possèdent entre autres, la marque Cartier. Ce label » AZ Factory » se définit comme une marque qui utilise la technologie et l’innovation pour créer une mode de luxe pour tous et toutes ! (même pour les gens des ghettos de la région parisienne ?) Je doute quand même que son altesse ait déjà fait une visite en banlieue à part peut-être Marly-« Le-Roi ».

Selon les créateurs, AZ Factory est « construite autour des idées fondamentales d’amour, de confiance et de respect. Nous parlons à nos clients comme à des amis« . Les amis de mes amis sont mes amis disait, je ne sais plus qui, mais là il faut avouer que le message marketing est fort ! Et, ne nous prenant pas pour des imbéciles, ces messieurs de la famille du luxe du pays de la montagne, ont attendu quelques années avant d’inscrire Alber au calendrier des couturiers pour que cela passe inaperçu. Mais peut-on refuser une demande du groupe Richemont ?