jeudi 20 février 2020

GUCCI LE MANÈGE A BILOUTE

La vie est un manège, et quand il commence à tourner le temps semble long, et les jours s’égrènent dans un tourbillon. C’est le temps de l’enfance, le début de la jeunesse des illusions, de l’amour et des espérances. Voilà le message de Mitchell ?

Comme dans les contes de fées, tout est beau et semble enchanté, comme le manège, de jolies couleurs d'un monde plein de splendeurs. Venez et entrons au pays magique nous dit Gucci et nous invite à partager la gaieté des années 70.

Il ne s’agit pas de montrer une histoire mais plutôt un temps qui passe comme une histoire arrêtée en un tableau. Ce temps n’est pas la durée mais plutôt le temps de célébrer la flèche de Zénon et de ses paradoxes. C’est dans l’intervalle d’une position à l’autre que le spectateur peut juger de cette usure exposée en un tableau. Mais, c'est aussi ce qui implique le retournement de la pensée comme l'avait fait Aristote en sont temps.

mercredi 19 février 2020

FOURNIÉ EXPLORA-CHIC

Voici la déesse Épona en ligne de mire d’une de ses révolutions préférées, je découvre aujourd’hui ce qui a toujours été là, mais brusquement comme un tour de magie tout le paysage change. La collection de Julien Fournié c’est comme si vous retrouviez le doudou de votre enfance, bouleversante comme le journal intime de nos 15 ans. Il y a quelques semaines, j’ai découvert une satrapie tout entière, une Annemarie Schwarzenbach qui part à la bataille.

Voici les Aventurières des temps qui sont prêtes à briller en étant pleinement elles. Elles montent sur scène et partagent leurs messages avec des centaines de personnes à l’Oratoire du Louvre. Longues robes fendues et ceinturées soulignant leur taille, tuniques brodées et robes subtilement transparentes pour les femmes du désert, voilà la Haute Couture dans toute leur sensualité.

Tu ne traverseras jamais l’océan si tu as peur de perdre de vue le rivage nous dit le créateur avec ses aventurières. Ceux qui aperçoivent la lumière avant les autres sont condamnés à la poursuivre en dépit des autres, et ce que voit leur esprit leur cœur le ressent.

Vivre, c’est se réveiller la nuit dans l’impatience du jour à venir, c’est s’émerveiller de ce que le miracle de chaque saison de la mode peut produire une fois encore, c’est avoir des insomnies de joie.

lundi 17 février 2020

HERMÈS LE CARRÉ D’ASS

Autrefois, on avait l’ambition d’accomplir quelque chose alors que maintenant il faut juste s’accomplir à être quelqu’un mais de rien. Recto-verso ou un foulard qui va rester dans « les anal » ! Voici le monde de Nabilla et consorts, les Bitumeuses et Sulfateuses du « faux bourg », vont pouvoir venir aux “sots d’air mèches”, dans le Grand Palais pour  arborer leur Himalaya offert par la maison mais qui celle-ci fait insulte à notre intelligence en affirmant qu’ils n’ont aucun accord avec la Vénus crapuleuse chipoteuse, la plus célèbre de France. Un coup de couteau a son « con joint » et la voilà propulsée dans le monde des voyous, mais la prison lui a fait élaborer sa stratégie pour faire de la pub aux marques de luxe avec un compte Instagram bidonné.

« Le prince baise la main de la comtesse et s’affaisse » ; célèbre mot de Dumas mais le vrai, cela ne s’invente pas ! On le nomme, en coulisse, « tête de Christ » blennorragique, et depuis son premier cri jusqu’à son dernier soupir probablement cet homme sera un souffle pensant, comme une cholérine opiniâtre qu’il affectionne pour être seul avec lui-même aux latrines, il est réfractaire à toute prosodie.

Mais, me voici seul à dénoncer cet ex-fournisseur de « DE » qui, à l’époque, fournissait les attelages des amants de Lady Chatterley, ayant un certain plaisir aristocratique de se placer au commencement des choses et, en tous cas au changement de population du haut du panier en populace des ruisseaux d’Hélicon.

vendredi 14 février 2020

POUR MA VALENTINE

Je vous parle de cette Valentine parfaite, celle de mes rêves les plus enfouis, de cette femme au bord du paradis de mon cœur qui m’ensorcelle le jour et qui la nuit comme la déesse minerve illumine mes nuits d’un feu de baisers. J’écris cette lettre sur tes lèvres car je te dédicace ton cœur,  je t’offre ce poème de mon royaume, je t’offre mon empire pour embellir ta vie.

J’écris par mon cœur des sentiments en lueurs de mots qui pleurent de la tristesse du manque d’un bonheur trop grand pour bien le saisir. Tes yeux, comme le soleil, réchauffent mon âme de caresses enrobées de douceur, et en recevant ce présent, je marche sur des arcs en ciel pour soudain voir ton sourire qui baigne dans mon âme et brille à jamais à travers les cieux. Je me demande, chaque jour, chaque nuit, comment font ceux qui n’ont jamais eu prés d’eux ni ton corps ni ton sourire ni ton regard.

jeudi 13 février 2020

LES PIEDS DU LOUBHUTAN

Voici une tradition chinoise vieille de onze siècles qui fort heureusement tend à disparaître complètement. Apparu en Chine, au Xème siècle, durant la dynastie des Tang, l’histoire raconte que l’Empereur a demandé à sa femme de bien vouloir se bander les pieds afin de pouvoir danser correctement la danse traditionnelle dite du lotus. Elle le fit ne pouvant pas dire non à l’Empereur, et ses pieds ainsi  bandés vont devenir la mode dans l’Empire.

Il arrive, d’ailleurs, régulièrement que les orteils soient cassés volontairement. L’idée est que le pied passe dans la chaussure et au fil des années, les chaussures lotus sont de plus en plus étroites pour des pieds bandés toujours plus petits. Malgré tout ce que ça implique, la douleur, les blessures, les infections, les possibles septicémies, au XIème siècle la pratique va s’étendre. Si d’abord ce sont seulement les femmes de la cour qui pratiquent le bandage des pieds, petit à petit le reste de la population va suivre. Eh oui, avoir une femme aux pieds bandés, c’est la classe ! C’est bien la même chose maintenant avec un femme « Bonnet E » factice pas plus ridicule !

Elles marchent en faisant des petits pas, elles sont obligées de rester à la maison car elles ne peuvent pas se déplacer trop longtemps sans souffrir, alors ça veut dire que l’homme gagne suffisamment sa vie pour faire vivre la famille. C’est un symbole de richesse et de distinction.

mercredi 12 février 2020

LA MODE UN MESSAGE AU MONDE

Jane Fonda est apparue aux Oscars 2020 cheveux gris dans une robe carmin avec dégradé de pierre bleue d'Elie Saab, or un détail n'a pas échappé à mon oeil exercé : elle portait un manteau rouge, le même dans lequel elle a été arrêtée cinq fois dans les manifestations contre le changement climatique ; un clin d'oeil à Donald "Trompe".

Assumer ses cheveux blancs ne veut pas dire arrêter de s’amuser. Cette femme engagée n'a jamais mâché ses mots, et cela, depuis  la guerre du Vietnam qui lui a valu de se mettre à dos les Américains les plus conservateurs du pays. Ayant eu raison avant tout le monde, nous savons maintenant que des gens du pays continuent à mourir de l'agent orange que Monsanto déversait sur les populations, et quand on pense que c'est maintenant Bayer, la marque allemande qui produisait le gaz zyklon B pour les chambres à gaze qui a racheté Monsanto, on peut prier pour que des femmes engagées de la sorte soient encore pour longtemps des meneuses d'hommes.

Femmes engagées, je vous aime. Vous qui avez osé briser tous les tabous sur des territoires de gens incultes comme l'avortement, le mariage gays, la dépendance vis-à-vis des hommes... 

mardi 11 février 2020

UN MAXWELL NOMMÉ DÉSIR

Il a sculpté sa réputation, comme sa couture, autour de la rigueur du Gaga, et pas étonnant que celle-ci soit devenue sa première cliente. L'ancien titulaire d'une licence en photo communication d'Austin, diplôme inventé pour lui exclusivement, viendra conforter sa couture à la mini (et bien oui la Austin mini). Il connut une grande notoriété, de manière quasi instantanée, après que la Gaga, une indécente de lit, ait porté sa robe sur le tapis rouge des Oscars, et après la robe en morceaux de viande qui l'eut "crue"
L'homme est discret de cette discrétion que les Texans cultivent pour en faire leur marque de fabrique LVMH, (non, je plaisante !) Il arrive avec ses lunettes et singe Albert Elbaz. Ses présentations sont toujours très fréquentées, car il habite là où ses clientes "bobos du Texas" habitent : New York Upper East Side.
Une collection clin d’œil, entre les rues de Harlem et de la cinquième Avenue. Il lance des images et se fout de qui comprendra, c'est lui l'artiste un point c'est tout. Des clichés embrumés d'une Lady plutôt sulfureuse, arborant une robe rouge d'un éléphant cela trompe énormément.

"Voici la douleur que les femmes peuvent provoquer ", énigmatique phrase d'un solitaire. L'homme n'est pas loquace, et cultive le secret par instinct ou par conseil marketing. Moi, je suis sur la réserve ! Mais, les goûts et les couleurs, cela ne se discute pas.

lundi 10 février 2020

R13 NEW YORK 2020

En 2009, Chris Leba a lancé R13, une marque de jeans cool-girl que l’on peut désormais trouver chez les meilleurs détaillants comme Barneys, Shopbop et Totokaelo. Seulement, peu de gens savaient qu’il était derrière tout cela, car jusqu’en décembre, le créateur avait un emploi à plein temps comme vice-président chez Ralph Lauren. Toute la presse s’interrogeait sur la marque et son directeur créatif « anonyme », à la Margiela  pour Galliano.

vendredi 7 février 2020

AZZARO LA BRABANÇONNE THEYSKENS

Si je suis content de ma voiture, peut-on appeler cela de l’auto-satisfaction ? Et pour la mode, est-ce la même chose ? Il aura suffi d’une robe en couverture de « ELLE » avec Cheryl Tiegs en décembre 1968, pour faire connaître le styliste Loris Azzaro : une robe claire et décolletée, montée sur des anneaux en bois. Celui-ci dessinait des collections très féminines et était reconnu pour son glamour en sublimant le corps de la femme. Dans les années 1970, Loris Azzaro impose ses jerseys de soie et ses drapés. De l’autre côté de l’Atlantique, les stars d’Hollywood tombent effectivement sous l’emprise de ses drapés. Normal, Madame Grès a disparu. Nicole Kidman, Liz Hurley et Sharon Stone foulent les tapis rouges de la planète dans des tenues qui attirent tous les photographes.

Olivier Theyskens saura-t-il relevé le défi pour cette maison de Couture ? Ce belge, styliste de son état, vient d’être nommé directeur artistique de Loris Azzaro, après Nina Ricci et Rochas où, il faut le dire, il n’a pas fait grand chose de grandiose. Olivier Theyskens devient connu en 1998 quand Madonna, après avoir vu les photographies de sa première collection, porte l’une de ses robes en satin noir lors de la cérémonie des Oscars. La même année, Olivier Theyskens présente son premier défilé à Paris. Les vêtements sont uniquement destinés à être montrés car il n’a alors pas les moyens de prendre des commandes et de produire la collection. Il n’avait certainement pas le téléphone d’un chinois de contrefaçon, mais qui prêt à rire n’est pas sûr d’être remboursé.

jeudi 6 février 2020

SEXE SUROPTIMISÉ J’ADIOR

Dans une société où l’optimisation fait loi, nous cherchons toujours le mieux et le meilleur. Parfois, celui-ci se transforme en une recherche presque surréaliste. Voici l’histoire du sexe de nos jours qui, d’ailleurs, n’est pas très différent de celui d’hier dans son principe. Nous avons fait de notre vie une recherche perpétuelle pour le pire et le meilleur : optimiser pour pouvoir nous donner un maximum de jouissance en un minimum de temps. 

Ce plaisir immédiat, qu’il soit sexuel ou plaisir de consommation à outrance, rend nos vies enchaînées comme à une drogue beaucoup plus sournoise que les vrais produits chimiques vendus. C’est toujours intéressant de voir mes copains de plus de cinquante ans avec leur sexe friend Russo, Polono, Hongroise, venir dîner à la maison avec leur trente ans de différence. Vous l’aurez compris, elles ne sont pas là pour philosopher mais pour optimiser le mâle qui va leur fournir un maximum de confort pour un minimum de travail par jour. Elles sont inventives sexuellement, efficaces et elles optimisent leur sexualité pour favoriser les rentrées d’argent. 

Les mâles, quant à eux, après un divorce difficile, arborent leur nouvel objet du désir qui leur fait découvrir à la cinquantaine une jouissance qu’ils n’avaient jamais connu auparavant ou si peu. 
En réalité, cette recherche de l’optimisation et de la jouissance, c’est la recherche de l’éternelle jeunesse. Autrefois où les lupanars existaient, les hommes allaient au bordel pour faire avec ses Dames, dites de mauvaise vie, ce qu’ils ne voulaient pas faire avec leur femme. Vous voyez que notre société n’a pas beaucoup changé ! Le bordel avait, en plus, une vertu : les pères emmenaient leur fils se faire déniaiser par une pro, garantissant ainsi une évolution de la sexualité de leur enfant jusqu’à nos jours. L’enjeu est une recherche du bien, du bon et de l’efficace. 

mercredi 5 février 2020

LE CERCLE DES CHANEL DISPARUS

Faire appel à cinq célébrités, dont la chanteuse belge Angèle et l’actrice Isabelle Adjani, pour être les vedettes de la campagne de la nouvelle vision Chanel : des lunettes qui ne proviennent pas du fond du couloir. Certains diraient un goût de chiotte pour le printemps 2020, la critique est Thésée, mais l’art est Hippolyte ! Des portraits, en noir et blanc, réalisés par Karim Sadli, mettent également en scène Pharrell Williams en noir, ainsi que l’auteur-compositeur-interprète Sébastien Tellier, le Hipster en note blanche. Tous les égouts sont dans la nature.

Chaque paire de lunettes de soleil souligne l’originalité de ces muses ont déclaré les attachées de peste, « hors pères », mais de lunettes. Williams, qui a déjà codifié une collection capsule avec Chanel, se fait mystérieux avec des lunettes de soleil noires ornées de fines plaques de métal gravées d’un motif en tweed, mieux vaut avoir l’air conditionné que l’air stupide.

Avec un vaste réseau d’ambassadeurs et de vénus crapuleuses, la maison Chanel réunit fréquemment des célébrités et asphalteuses pour ses campagnes publicitaires.

mardi 4 février 2020

ON AURA TOUT VU AU PARADIS

Soldats désarmés, voici la conquête de l’imaginaire et de la mythologie de l’enfance, ce couple en création perpétuelle mérite d’être au panthéon de la mode, eux qui habillent toutes les chanteuses les plus connues de la planète pour leurs concerts, alors que le Seigneur des Arnault paient ces mêmes chanteuses pour assister à ses présentations.

Venant tous les deux des Balkans, ils sont marqués par les militaires. L’intime est la norme bien cachée derrière l’extravagance de ces deux créateurs, une vision unique au-delà du bien et du mal, il raconte l’histoire d’une vie, d’un passé qui influence leur couture, comme Saint-Saint-Exupéry, en son temps, s’inspirait de ses voyages dans le désert. Ils sont les petits Prince de la mode.

Plumes et éclats brillants de cristal d’une légèreté de l’être, quand l’aube prend son envol voici les funambules de l’aiguille en équilibre sur l’arc-en-ciel des défis qui nous convie au Paradis mais Latin. Les derniers purs qui rament en vents contraires, car les vrais artistes sont ainsi : toujours à contre-courant. On n’a jamais vu un grand peintre être dans la convenance usuelle des moutons de Panurge.

vendredi 31 janvier 2020

ZIAD NAKAD FILS D’ASTRAIA

Pour mes détracteurs, je ne prends seulement que la dictée de l’histoire, car, hors du temps, les créations de ce couturier défient les galaxies avec des robes spectaculaires qui transportent les femmes dans un rêve. Comme des constellations au velours bleu du soir qui fixeraient les étoiles sur du tulle argenté au firmament de la mode, pour enivrer la nuit d’une douce transparence  sublime. Ziad Nakad éveille les rêves les plus profonds et avec ses coloris pastels, champagne, argent et rouge soleil qui rougeoient dans l’infini, il nous transforme l’âme en un volcan qui s’impose à nous en créant le chaos dans notre imaginaire. 

Ce fils spirituel d’Elie Saab crée pour les princesses les plus riches d’Europe, et Libanais, de son état, il nous raconte les contes des mille et une nuits, en éclairant la mode comme Aladin de sa lampe merveilleuse.

Des rivières généreuses de broderies et de pierres précieuses, ultra-féminines, des robes fourreaux des plus sexy parées de drapés spectaculaires, un vestiaire précieux pour sa galaxie comme pour honorer les étoiles de son Orient natal.

jeudi 30 janvier 2020

BOUCHRA JARRAR RETOUR EN GRASSE

Bouchra « j’rale » de ne plus être au calendrier Haute Couture. L’égérie fabriquée de toute pièce de patrons par D. Grumler, et la marocaine, la plus connue de Larache, nous donne, pour son retour sur la scène parisienne, un gilet sans dos orné de plumes et de perles, qui, elles, ne venaient pas du golfe Persique mais de Chine « made in plastique », un pantalon ample avec T-shirt de style ; « le T-shirt, une pièce bien connue dans la Haute Couture !!! » Et voilà, la nouvelle invitée du calendrier alors qu’ « On Aura Tout Vu », n’est même plus membre invité. Un comble !

Des bracelets en plumes d’inspiration « Massaï à la tronçonneuse », et réminiscence d’une version revisitée de sa ligne homonyme, pour un nouveau « slow gant ». Un jour, j’irai vivre en théorie parce qu’en théorie tout se passe bien. Une leçon de la parisienne dans un petit appartement passant par une chemise blanche, un pantalon, une écharpe bicolore avec une ceinture intégrée, tissu berbère et vous êtes « Soudan » passé du standard au chic merci « BoucheraZara ». La couleur caramel en hommage à ses racines nous « Rabat » notre caquet : « Ce sont mes couleurs d’ origine ». Le caramel colle au « palais » et menace la couronne.

mercredi 29 janvier 2020

HERMES ON EST CE QU’ON NAÎT

« Et pourtant, mon cœur n’a pas de ride » s’exclamait Madame de Sévigné. À son époque, les soins se résumaient au lait d’ânesse, au vinaigre ou à la fleur de Capucine, mais aussi au rouge de craie de Briançon et au blanc de céruse également appelé blanc de Saturne. Le tout était acheminé de Venise par les premiers marchands de fards. Voici donc la maison Hermès qui fait courir à ses clientes une course en arrière pour la quête de leur jeunesse perdue; un prix de diam avant l’heure.

Il va en falloir des rouges à lèvres, et des corps gras en pagaille, pour tartiner de rouge les lèvres sur-gonflées de Botox des clientes de la maison herpès. C’est le communiqué de peste qui nous a inspiré avec ces 75 000 échantillons de soie et ces 900 nuances de cuir que la marque a compressé soit disant dans un tube. Un emballage rechargeable pour la caution écologique, et, au final, une collection qui sera en boutique à partir du 4  « sur mars » exclusivement dans les boutiques Hermès vu qu’ils sont persona non grata pour les boutiques de la plus belle épouse de Moïse et de la fille de Jethro.

Un philosophe disait avec beaucoup d’humour à 85 ans, que vieillir était un allègement. Mais la maison du Faubourg n’a pas compris que, outre le fait de vieillir et de régler le problème du vieillissement par la chirurgie esthétique et le Botox à outrance, mais aussi plus « softement » par des fars de toutes sortes, qu’il y a une autre solution, qui est bien plus efficace, un secret : donné ici par le bon sens même.

mardi 28 janvier 2020

LA METHAMORPHOSE PARIS 2020

Cette collection ne décrit en rien les mésaventures de Gregor Samsa, dans le livre de Kafka, mais de deux polonaises. Elles ont, cette année, sortie les points de feston couture pour donner une collection qui n’a rien à voir avec celle de l’année dernière. « Les couleurs de l’âme » est le titre de la collection : un cœur et une âme qui s’éveillent dans une conscience neuve et une âme qui écoute au lieu de vouloir être entendue.

Comme des mains sur les touches d’un piano, vous savez comment composer la musique des robes, et je me laisse envahir par cette musique, la fatigue peut-être ? Non, je deviens le simple serviteur de cette collection qui me donne envie de dépasser ma page. Pourquoi et comment, à cet instant ! Je n’en sais rien, mais peut-être, est-ce le désir de connaître le pourquoi et le comment qui s’appelleront dorénavant curiosité. 

Une transparence de tulles sublimée par des mousselines, du satin et des soies, poésie de l’insaisissable, résolument optimiste, un souffle de beauté en ces temps de grisaille, interprétant le cœur humain, usant des sonorités et des sens pour exprimer les sentiments les plus nuancés, et évoquant des images qui résonnent puissamment dans l’imaginaire de mon passé avec une Polonaise. Voici donc la Pologne à l’honneur dans un tourbillon de taffetas, je n’aurai qu’un mot « Gratulacje » Mesdames, vous qui rendez à la Pologne la couleur de sa splendeur d’antan.

jeudi 23 janvier 2020

SORBIER, LES CHEVAUX DE FEU

Et le cheval longea ma page avec sa cavalière et ombrait ce que j’écrivais. Il tourna lentement la tête, et comme s’il avait eu peur que je lise en son cœur de bête, étirant son chanfrein, afin de toucher le soleil du Mexique. Il s'élança en roi jouant avec sa liberté éternelle, il galope, plus vite encore sans se soucier du monde qui l'entoure et frôle les aficionados de la Fashion Week, mêlant le vent et ses crins d'or, mais surtout venant sans le savoir faire onduler la robe de Franck Sorbier dans l'horizon de Neptune.
Aujourd'hui l'espace est splendide, sans mors ni éperon, mais surtout sans brider notre esprit. Comme deux anges que torturent une implacable calenture d'organza, dans le bleu cristal du matin nous suivons le mirage lointain ! Oh ! la belle Amazone Mexicaine ! Son jeune front rayonne d'orgueil, et le plaisir lui brûle les pieds par le bonheur de galoper en un lieu si proche d'un totem que l'on mangerait comme un Kuki !... Des Amazones nées filles de La Caballera par la Nymphe guerrière de Mario Luraschi, cela ne s'invente pas. Autrefois, elles vivaient près du Rio Grande et les voilà seules parmi les belles à revêtir l'armure de notre poète de la couture, Franck Sorbier.

Leurs regards hautains enveloppent les mâles engloutis sous les flots de la beauté de la scène. Parmi les rayons morts et les cendres éteintes de la Haute Couture, le président Morand applaudit à tout rompre devant ce spectacle, nos lèvres et nos mots ne profaneront pas l’immortel souvenir de l'étreinte que le couturier nous impose, lui qui est loin très loin de la couche obscène et de l’impur repas que nous sert usuellement la Paris Fashion Week depuis le début de la semaine.

mercredi 22 janvier 2020

DIOR, LA FEMME DE MA MÈRE

Dior vient poser une structure du corps de la femme couchée, on pourra dire ainsi « la Maria couche toi là » est de retour. Voici une structure monu-démentale qui rappelle plus une extravagante sculpture de Anish Kapoor posée comme une grosse déjection en plein milieu de Paris. Voilà qui va faire plaisir aux « moto grottes » de la ville.

C’est dans ce même musée que Camille Claudel avait montré par ses créations toute la féminité du monde. Maria Chiuri rêve-t-elle de celle-ci ? Comme un hommage à son éducation romaine, les mannequins, toutes voiles flottantes dehors, nous rappellent les vestales virginales romaines, celles-là même qui faisaient vœux de célibat pour honorer la déesse Vesta. L’ambiance est toute religieuse et c’est bien normal ! Des statues du St Empire germanique devant leur dieu de Tolède qui préside, là où une robe blanche brodée d’un utérus à paillettes suscitera la frénésie médiatique.

Pourtant, sous la tutelle invisible d’un ange, la créatrice s’enivre de soleil. Voici l’ambroisie et le nectar du vermeil qui courent entre les robes de ses prédécesseurs (Josse, Franck Sorbier et Hervé Léger) remixées avec une robe des années 30 ; clin d’œil à Judy Chicago, plasticienne et militante de son état, pour finir par rendre une collection digne de Louisa Spagnoli.

mardi 21 janvier 2020

LANVIN, LE BERCOT MALTESE

Le plaisir nous fait oublier l'existence ; l'ennui nous la fait ressentir. C'est au Centre national de la danse de Pantin dans un bâtiment en béton "amer" que le défilé Lanvin s'est déroulé. Le créateur, issu de la cité phocéenne, dont le nom provient des colons grecs venus de Phocée (Asie Mineure) et qui viennent de découvrir les côtes françaises, évoque sa jeunesse.  Bruno Sialelli donnait un panel d'images de Corto Maltese, cette bande dessinée menée par un marin aventurier. Quand on n'a pas de couture à conter, il faut bien raconter une histoire !

Chemises blanches ornées d’un blason type vieux loup de "ma mère", avec blazers d’officier de la "Narine" ce qui ne sent pas bon, car la bimbo coréenne à côté de moi avait mangé des escargots de "Boulogne". Chemises à galons et pantalons de petit mousse, le styliste se transforme en pirate des Mers du Sud, voici le vol des mouettes comme pour nous dire " Vos gueules" par les  "Foutres de Bassan". Influence nautique qui navigue en sous main comme le buvard, un mélange de skate-border pour contenter tout le monde, et faire le grand écart sur le béton des colonnes du "colosse de robes" .

Des bottes en caoutchouc avec talons biseautés pour faire plaisir à la fille de Tolenado chez Nodelato, mais un message peut également en cacher un autre et mentionner  le réchauffement climatique, puis un voyage à Venise de la nouvelle vague de la place St Marc avec botte en caoutchouc très utile.

lundi 20 janvier 2020

DIOR, BLAME ON YOU !

Il était l’excentricité bien qu’il n’y avait pas de snobisme en lui. Il créait ses accessoires en recyclant tout ce qu’il avait sous la main ; déjà un visionnaire écolo. Judy Blame était un doux dingue et punk londonien de son état. Judy… pour Judy Garland et  Blame est venu s’accoler à son nom, à force d’en rire, disait-il, car il vaux mieux en rire qu’en pleurer. Voici le clin d’œil de Kim John qui s’est abondamment inspiré de cet héritage pour sa collection. Et, en raison de la passion du créateur pour la couture, le défilé a été un défilé de dandys portant des soies moirées taillées avec de grosses cocardes, des laines précieuses à la fois tricotées et utilisées pour des manteaux volumineux et des gants d’Opéra qui complétaient chaque look. La première chose que l’on pouvait voir était les bijoux (éléments caractéristiques du look de Judy Blame).

Néanmoins, la collection de Kim Jones proposait une silhouette large et décontractée qui, même si elle était visiblement nostalgique, était séduisante. La devise de Judy, son mentor ou modèle, était : « rendre plus accessible pour ses clients l’excentricité généreuse », car, pour lui, depuis toutes ces années, il s’agissait avant tout du même plaisir : s’exprimer, s’habiller, s’amuser… Un Galliano avant l’heure.