Voici l’une de ces curiosités qui nous raconte une enfance pauvre à Cartierville face à une enfance dorée à Westmount. Le récit est livré comme une révélation sociologique, mais il sonne plutôt comme un vieux scénario recyclé mille fois dans les écoles d’art : la lutte mythologique entre le pauvre authentique et le riche glacé. Une fable si prévisible qu’elle ressemble à une dissertation d’étudiant qui aurait découvert la lutte des classes un mardi soir, avec le comble de l’adresse, lire le bottin.
Le souvenir de l’arrêt de bus sous la neige pour une « causette », qui regarde la voiture de sport, les vitres teintées et sa famille parfaite… On attend presque qu’un violon se mette à jouer en arrière plan. Et voilà que ce souvenir devient le carburant à « 120 dollars le baril », d’une collection prétendant “disséquer les codes du luxe”. Métaphoriseur de mots ampoulés, grand diseur de faire savoir sur le savoir-faire, mais surtout dogmatiseur et préconiseur qui jette les symboles du luxe dans un blender conceptuel.
Trois tableaux de pouvoir, nous dit-on :
le pouvoir des archétypes,
le pouvoir de la communauté,
le pouvoir de l’avenir.


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