Sa beauté délicate, hors des canons de la beauté de 1900, est restée légendaire, ainsi que les hommages qu’elle reçoit de quelques célèbres soupirants, plus particulièrement du roi Léopold II de Belgique, une aventure qu’elle relate dans ses mémoires. Son charme et sa beauté lui valent alors une foule d’admirateurs intéressés « pour un doigt de cour ». Elle se produit à l’Exposition Universelle de Paris dans les « danses cambodgiennes ». En 1901, le directeur des Folies Bergère, Édouard Marchand, la recrute pour un ballet pantomime en trois actes dénommé « Lorenza ». Malgré une rentrée réussie en 1924, elle décide de se retirer du monde de la danse de Paris. Sur la demande d’Henri Varna, elle reparaît ponctuellement sur scène en juin 1934 dans la revue 1900 aux côtés du danseur George Skibine.
Jean Cocteau a écrit d’elle qu’elle est « la Belle des belles », « cette vierge qui ne l’est pas, cette dame préraphaélite (Mouvement qui s’inspirait de la peinture des maîtres Italiens du XV siècle) qui marche les yeux baissés à travers les groupes d’hommes pour mieux les attirer. Un fantôme l’escorte disait-il royal avec un bel éventail de barbe blanche (clin d’oeil à Léopold). Le profil de Cléo est tellement gracieux, tellement divin que les caricaturistes s’y brisent ». Liaison fantasque d’une Reine des back stages, avec un Roi, une histoire qui reste Belge, mais faisait d’elle un morceau de roi.
Anonymode
