Un jour, j’ai meurtri le créateur, et en apprenant que sa mère est morte de ses brûlures dans des souffrances inhumaines par l’atome si petit et si dévastateur, je compris mieux sa délicatesse. Elle, qui pleurait sans pouvoir produire de larmes, qui criait sans plus de lèvre pour former des mots, qui cherchait à agripper sans plus aucune peau sur les doigts, pour finalement ne saisir que les yeux de son fils, je vous demande pardon, pardon, pardon.
C’est finalement le remords spectral plus que de l’extase ! Qui saurait taire cette caresse verbale un peu rude de la marque du maître de l’étuve, rien de plus beau que ces plissés qui habillaient ma mère le soir au soleil couchant quand nous avons enterré papa, il y a déjà sept ans. Chaque fois, que je vois ce plissé, je pense à cet instant. C’est plus fort que moi. Je me sens grandir aujourd’hui jusqu’aux dieux, quand mon orgueil s’apaise enfin, en admirant un couturier avec une telle résilience.
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