Juste à côté, au deuxième étage de cette maison, Paul Verlaine vint s’installer en 1895, recueilli par sa chère maîtresse, sa « presque femme », Eugénie Krantz. Verlaine, à cinquante ans, est déjà rongé par l’alcool, mais il espère dans cette rue commencer une nouvelle vie, plus calme et plus apaisée. Malheureusement, il n’en aura pas le temps.
Le 5 janvier au matin, il fit un bref délire, un de plus me direz-vous ! Dans le milieu de l’après-midi, qui suivit, il relut les épreuves de ses derniers vers titrés « Mort». Dans la nuit, le poète fit une chute dans sa chambre, et ne put se relever. Quelques heures plus tard, il entra dans le coma, et mourut le lendemain d’une congestion pulmonaire. La mort de l’amant de Rimbaud comme m’a dit un jour ma voisine… « triste pour lui car il était bien dans Rocky ! Mais je ne savais pas qu’il était Gay ».
A l’époque, des milliers de Parisiens ont suivi son corbillard jusqu’au cimetière des Batignolles. Le cortège passera devant l’Opéra Garnier. La nuit suivante, chose étrange, la lyre de la statue de la Poésie se détacha et s’écrasa au sol, brisée, et désormais muette. La poésie serait-elle morte cette nuit-là ?
FM
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