Voici donc le paleron que l’on trouve usuellement dans le pot-au-feu, et celui-ci avait la particularité d’être aussi sec que chicotin (il provenait certainement directement de l’île de Socotora). La sauce sur le navet ne suffit pas à hydrater car celui-ci avait été atteint de la sècheresse et de la canicule réunies du sud de la France, comme si Poséidon avait finalement disparu des Dieux Grecs.
Simple en apparence, le duo « d’huîtres gratinés » comme entrée, nous a enchanté le palais. Ça sonne « Bledina premier âge », mais ça résonne comme une entrée de fête et nous avons bêlé de plaisir à la première bouchée. La bimbo qui m’accompagnait, se prenant pour Simone de Beauvoir me dit : C’est seulement quand on ouvre une huître qu’on réalise si elle a eu une vie bien remplie ». Pas la peine de l’ouvrir, elle, pour s’apercevoir que dans sa boîte crânienne le vide y règne en maître. Restaurant à bobos parisiens où l’addition pour quatre faisait un doublon de l’arche d’architecture baroque que l’on trouve sur le billet de cent euros. Toutefois, à recommander pour la carte des vins qui oscille entre la Roumanie et l’empire Austro-Hauteroise.
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5 rue du Pont Louis Philippe
75004 Paris
