Je ne suis pas un esprit facile, j’en conviens, mais entre la facilité pour pondre sans effort et la fécondité laborieuse des créateurs, je sais faire la différence, et il y a un abîme d’incompréhension pour mon esprit qui cogite face à cette couture. La Bimbo, à ma gauche, me fait remarquer un grand barbu, face à nous, et me dit : « il ressemble à un Viking ». Je lui réponds : « oui, probablement Ragnar Lodbrok ? » – voulant certainement l’impressionner de ma culture légendaire ! Celle-ci, toute excitée, me dit : « ouiiiiii, « Braquemard le Branque ». J’ai alors pensé : « quelle misère » !
Toujours un peu surprenant pour les béotiens, mais superbe pour les gens du métier de voir une usine de la Fast Fashion. Du rideau métallique qui s’ouvre sur des formes les plus convenues du monde. C’est une superbe idée de rendre hommage aux professionnels qui travaillent de leurs mains les métiers d’art, pendant que les autres passent leur temps dans les boîtes de Miami à faire la fête pour, disent-ils, faire grandir leur clientèle de maniaco-dépressifs. J’ai même vu une valise, non pas en carton, mais en cuir, et Linda n’était pas là ! Mais, j’ai surtout vu mieux venant de la marque il y a quelques années. Décidément, l’homme de Fendi sera un ouvrier ou …. car je n’ai vu que du bleu… de travail, bien sûr.
FM
